Toujours selon quotidien, même le pdg, Thierry Vandal, devra rembourser 800 $ de sa poche au fisc pour ses dépenses faussement identifiées comme frais de représentation.
La représentante des contribuables du Québec fulmine.
«C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, affirme Mme Joly, faisant référence aux factures de repas réclamées à Hydro-Québec. Les erreurs de jugement de M. Vandal s’additionnent. Il a brisé le lien de confiance avec la population.»
Parlant au nom des contribuables, celle-ci considère tout à fait inacceptable de voir la société d’état payer les repas de ses cadres en plus de faire des dons à des collèges privés.
La pointe de l’iceberg?
Mme Joly s’interroge. «Qu’est-ce qui se passe à Hydro-Québec et dans les autres sociétés d’état?», lance-t-elle.
La représentante des contribuables du Québec se dit fort mécontente de la réaction d’Hydro-Québec qui considère normal de voir l’état rembourser les dépenses déclarées comme frais de représentation.
Enquête du vérificateur général
Claire Joly n’est pas surprise. «Les sociétés d’état ne sont pas transparentes.»
Selon ses dires, le Québec est la seule province au Canada qui empêche le vérificateur général d’enquêter sur la gestion des sociétés d’état, même de manière préventive.
«Le directeur général demande ce pouvoir depuis 10 ans et il a été ignoré des deux gouvernements. Il ne faut donc pas s’étonner qu’il y ait des abus», souligne Mme Joly.