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Diplomatie

L'unilinguisme des ambassadeurs dénoncé

Agence QMI  Serge Forgues
30/07/2009 15h26 - Mise à jour 30/07/2009 15h30

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Diplomatie - L'unilinguisme des ambassadeurs dénoncé
 

Outrée que certains ambassadeurs étrangers en poste au Canada ne puissent s’exprimer dans la langue de Molière, la Fondation de langue française pour l'innovation sociale et scientifique (FLFISETS) demande à ce que la situation soit rectifiée dans un délai de six mois.

Dans une lettre à l'intention du premier ministre Stephen Harper le FLFISETS demande, au nom de tous les Canadiens, à ce que les ambassadeurs, les consuls ainsi que leur personnel en poste au pays soit en mesure de s’exprimer en français.

La FLFISETS affirme que c’est une «situation qui a trop duré, qui est une insulte et une situation qui nie les bases du Canada, soit un pays bilingue où le français et l’anglais sont, à statut égal, les langues officielles.

Un manque de respect
La fondation s’insurge notamment du fait que des représentants de pays bénéficiant de l’aide du Canada «méprisent» les Canadiens français en refusant d’apprendre la principale langue utilisée au Québec. L’ambassade d’Afghanistan est notamment citée en exemple parmi les endroits où il fut impossible d’être servi en français.

«Des francophones vont mourir là et leur personnel refuse de parler notre langue» dénonce Jean-Marc Beausoleil, de la FLFISETS.

Soutenant que ces pays «font comme si nous n’existions pas et s’ingèrent dans les politiques de notre pays», il affirme que si le gouvernement canadien ne fait pas suite à leur requête, une plainte sera déposée au Commissariat aux langues officielles du Canada.

Impératif français appui
Sans surprise, cette initiative reçoit l’aval des groupes de défense de la langue française. Jean-Paul Perreault, du mouvement Impératif français, a d’ailleurs déclaré ne pouvoir faire autrement que d’appuyer cette démarche.

«Qu’un pays n’aie pas encore compris que le Canada fait partie de la francophonie peut être considéré comme un geste hostile.»

Cet état de fait peut être lié, selon M. Perreault, au fait que le Canada véhicule l’image d’un pays anglophone sur la scène internationale.

Lawrence Cannon, ministre des Affaires étrangères, n’a pas retourné nos appels.



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