C'est à tout le moins la rumeur qui circule dans les coulisses des partis municipaux montréalais. Plusieurs sources font état d'un sondage récent qui placerait Louise Harel à 7 points derrière Gérald Tremblay.
Au moins trois sources, dont une proche du parti de Mme Harel, Vision Montréal, ont affir mé au Journal avoir eu connaissance de l'existence de ce sondage.
Toutefois, il a été impossible hier de savoir précisément qui l'avait commandé ou quelle firme l'avait réalisé. Selon une source, il aurait été fait à l'interne par le parti de Louise Harel, Vision Montréal. D'autres suggèrent cependant que le sondage proviendrait du Parti Québécois.
La porte-parole du parti Vision Montréal, Irène Marcheterre, n'a pas voulu confirmer -ni infirmer -l'existence de ce sondage.
«Comme tous les partis, nous menons des sondages et bien évidemment, vous comprendrez que nous ne commentons pas nos sondages internes», a-t-elle indiqué.
Revirement
Si ce sondage reflétait un tant soit peu la réalité, il s'agirait d'un revirement à 180 degrés. En mai dernier, dans un sondage Léger Marketing publié pour le compte du Journal de Montréal, Louise Harel avait une forte avance sur Gérald Tremblay, avec 40% des intentions de vote contre 27% pour Gérald Tremblay.
L'avance de Louise Harel, à l'est du boulevard Saint-Laurent, était même écrasante avec plus de 50% des voix contre 23% pour le maire actuel.
La question péquiste
Depuis qu'elle a pris la tête de Vision Montréal, en remplacement de Benoît Labonté, Mme Harel, ex-ministre péquiste, n'a pas réussi à rallier derrière elle une majorité de militants péquistes montréalais.
Il s'agit là d'un des problèmes majeurs de l'organisation de Louise Harel, selon un militant péquiste proche de Vision Montréal, qui s'est confié au Journal de Montréal.
«Sur le terrain, l'organisation péquiste est déchirée entre Union et Vision Montréal, alors qu'Union rassemble une plus grande partie de fédéralistes. On dirait que Louise n'arrive pas à faire le consensus, même dans sa famille politique», a indiqué cette source.
Le Journal n'a pas pu parler à Louise Harel qui n'est pas en vacances, mais à l'extérieur de Montréal.