Pour appuyer ses prétentions, M. Amber a transféré au Journal une dizaine de courriels au ton plutôt agressif qu'il dit avoir reçu non seulement depuis que la controverse a éclaté, mercredi dernier, mais même avant.
Peut-être contraire à la loi
Dans l'un de ces courriels intitulé «Dehors les anglos», un correspondant évoque même la possibilité de lui «tirer dessus».
«Aussi longtemps que nous aurons des individus de votre espèce chez nous, je vous haïrai, les anglophones de Montréal», poursuit-il. Franchement, je ne sais pas pourquoi nous attendons à vous botter le cul... et ne parlez surtout pas de racisme, vous qui n'êtes même pas capable de respecter la culture française, chez nous, au Québec.... Qu'attendez-vous donc pour aller brailler avec vos amis ontariens? Qu'on vous tire dessus?»
M. Amber soutient recevoir des courriels comme celui-là «régulièrement» depuis qu'il a installé son théâtre sur la rue Saint-Catherine, au coeur du Quartier Latin. «C'est une grande partie du Québec qui pense comme ça. Je ne suis pas le seul anglophone à recevoir ce genre de courriels de façon régulière», dit-il.
M. Amber admet que son affichage, notamment son site Internet, est en anglais seulement et que ça peut être contraire à la loi. «Mais avant, il était illégal d'être homosexuel aussi», note-t-il.
Zoofest reste
Par ailleurs, malgré les protestations des défenseurs de la langue française qui projettent de manifester devant le théâtre, l'organisation du Zoofest a indiqué hier que les spectacles prévus au TSC auront lieu comme prévu.
«Ces propos regrettables sont venus entacher le Zoofest et le Festival Juste pour Rire et nous les dénonçons. Mais on juge que ce serait encore plus négatif, pour les artistes notamment, de changer de salle à ce moment-ci», a indiqué le porte-parole de Zoofest, Pedro Barbosa.