Les résidences pour personnes âgées refusent «de porter l’odieux» du retard de la certification alors que 39% d’entre elles sont toujours en attente de l’accréditation gouvernementale.
Selon le Regroupement québécois des résidences pour aînés, ce retard s’explique par le fait que les exigences de sécurité incendie de cette certification étaient encore inconnues par les résidences, encore tout récemment.
Ainsi, selon l’organisme, plusieurs résidences ne savent toujours pas ce que l’on attend d’eux dans le domaine, étant donné que les normes d’évacuation de prévention des incendies ont été mises à jour plus d’un an après la mise en place de la certification.
«La sécurité des résidents est une priorité absolue du Regroupement et il n'est absolument pas question de lésiner sur les mesures permettant d'assurer cette sécurité et l'évacuation des résidents en cas de sinistre» affirme par voie de communiqué le président du Regroupement, Denis Charland, mentionnant au passage que ces exigences seront coûteuses et difficile à appliquer pour les résidences plus anciennes.
La semaine dernière, on apprenait dans le quotidien La Presse que sur les 2201 résidences privées pour personnes âgées du Québec, encore 850 ne respectent pas les 26 critères de certification du gouvernement.
Le processus devait initialement se terminer en janvier dernier, mais la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, a dû repousser l’échéance de quatre mois devant le retard accumulé.