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Infirmière blessée par balle

Les résidences privées pour aînés sont-elles sécuritaires?

Agence QMI  Sarah-Maude Lefebvre
15/07/2009 16h30 

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Infirmière blessée par balle  - Les résidences privées pour aînés sont-elles sécuritaires?
De nombreuses interrogations subsistent au sujet de la sécurité des résidences privées pour personnes âgées. 
© Agence QMI

Au lendemain de la comparution de l’octogénaire qui a abattu une l’infirmière chef de sa résidence, de nombreuses interrogations subsistent au sujet de la sécurité des résidences privées pour personnes âgées.

Les experts en sécurité avouent se perdre en conjonctures pour essayer de comprendre comment le résident de Les Jardins de l’Aubade a pu avoir en sa possession un fusil de chasse.

«Ça n’a aucun bon sens! Comment se fait-il que ce monsieur ait été armé? Il n’y a pas eu de surveillance ou d’inventaire de ses biens lorsqu’il a été admis dans cet établissement? Il y a plusieurs questions troublantes à laquelle l’administration devra répondre», s’indigne Paul Brunet, directeur général du Conseil pour la protection des malades.

Une certification incomplète?

Selon le registre du ministère de la Santé et des Services Sociaux, Les Jardins de l’Aubade est en voie d’obtenir sa certification de résidence privée et fait donc partie du lot des quelque 800 résidences qui n’ont toujours pas reçu leur accréditation obligatoire du gouvernement.

Outre les directives liées à la prévention des incendies, cette certification ne comporte cependant pas de normes spécifiques relatives à la sécurité du personnel et des résidents.

«Il y aurait lieu de se questionner sur la pertinence d’instaurer un système de surveillance dans les résidences privées, comme dans les réseaux publics. Ça parait absurde de penser qu’un résident ait une arme à feu en sa possession», admet Luc Vallerand, directeur général de l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP).

Appelé à commenter, le directeur de Les Jardins de l’Aubade, André Ouellet, était encore sous le choc des événements qui ont secoué son établissement.

«Les résidences privées sont aussi sécuritaires que les résidences publiques. C’est un incident malheureux, mais qui ne signifie pas que nous ayons besoin de mesures de sécurité supplémentaires», a-t-il martelé, en entrevue téléphonique avec 24 heures.

«Pas un endroit pour une arme à feu»

Le psychologue Martin Courcy, spécialiste en sécurité et en gestion de crise, croit pour sa part qu’il appartient à l’administration de chaque résidence de mettre en place des consignes de sécurité.

«Il faut non seulement protéger les résidents et le personnel contre des actes de violence, mais il faut aussi surveiller les allées et venues des inconnus dans les résidences pour éviter les vols».

«Aussi, même si c’est privé, ce n’est pas un endroit pour garder une arme à feu. Étant donné que l’homme avait déjà proféré des menaces, il aurait fallu faire un suivi serré», ajoute-t-il.

Aujourd'hui, au cabinet de la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, on a spécifié vouloir attendre les conclusions de l’enquête policière avant de commenter.





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