Un plongeon pour détruire un mythe

Montréal - Un plongeon pour détruire un mythe

Plus de 50 baigneurs ont plongé dans le fleuve Saint-Laurent, à partir du quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.Agence QMI - Jean-Marc Gilbert

Jean-Marc Gilbert

Dernière mise à jour: 10-07-2009 | 12h28

Plus de 50 baigneurs ont profité de la chaude matinée pour plonger dans le fleuve Saint-Laurent, à partir du quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal afin de réclamer la mise en place d’infrastructures permettant aux Montréalais de se baigner partout autour de l’Île.

Chantal Rouleau, porte-parole du Comité citoyen Montréal baignade, qui organisait l’événement pour une cinquième année, clame que les tests réguliers faits par le Réseau de suivi du milieu aquatique (RSMA) démontrent que la qualité de l’eau s’améliore constamment. Il ne reste donc, selon elle, qu’à développer l’accès aux plans d’eau dans la métropole.

«Il faut toujours travailler à améliorer la qualité de l’eau. Elle n’est pas encore parfaite, mais on peut tout de même s’y baigner sans problème, souligne-t-elle. Nous voulons seulement une accessibilité aux points d’eau pour qu’on puisse s’y mettre les pieds en toute sécurité».

Des efforts sont faits Mme Rouleau soutient que des efforts sont faits en ce sens et que l’eau du fleuve Saint-Laurent est bien moins polluée qu’il y a quelques années.

Pierre Lussier, directeur du Jour de la Terre, qui était aussi présent, veut pour sa part, «détruire le mythe voulant que si nous nous baignons dans le fleuve, notre peau se désintégrera et qu’il nous restera que les os», lance-t-il.

Robert Couture, un citoyen qui participait pour la première fois à cet événement, trouve «fondamental» que les Montréalais aient accès à une eau de qualité pour pouvoir s’y baigner. «Nous aimerions bénéficier d’un espace le plus large possible pour la baignade», rêve-t-il.

En 2008, le programme QUALO, qui attribue un sceau de certification d’un point d’eau de qualité satisfaisante pour la baignade, a permis de constater que la qualité de l’eau de 86 des 116 points testés autour de l’Île permettent des «usages de contact» comme la baignade. Cette statistique augmente à chaque année depuis l’instauration du programme en 1999.


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