Membres Canoe.ca

Nos bulletins

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..

Adresse électronique :

Tous nos bulletins


Mirabel

Allô la tour?

Dany Doucet
Le Journal de Montréal
05/07/2009 06h34 

Partager

Mirabel - Allô la tour?
Une photo qui en dit long sur le sort réservé à ce qui devait être l’aéroport du futur lors de son inauguration, en 1975. Une piste de karting a remplacé les avions de ligne qui devaient se succéder. 
© Archives - Le Journal de Montréal

Quarante ans après le début du douloureux processus d’expropriation de 2700 familles et cinq ans après l’abandon du transport de passagers au profit de Dorval, l’aéroport de Mirabel lutte pour le peu de dignité qu’il lui reste en essayant de faire revenir des contrôleurs aériens dans sa tour pendant que son tarmac est maquillé en piste de karting ou déguisé en école de conduite pour ambulanciers.

LIRE AUSSI:

«C'est aberrant»

Une question économique aussi

Entre un CF-18 et un hélico à reculons

Vue des airs, cette image d’une piste de karting peinte sur l’asphalte de l’aire de stationnement des avions de Mirabel est plutôt forte: voici à quoi sert maintenant l’une des plus belles infrastructures du Québec et du Canada, un aéroport qui devait devenir le plus achalandé du pays lorsqu’on l’a construit, au début des années 1970. On dit qu’il en coûterait aujourd’hui 3 milliards pour le rebâtir.

Le tarmac sert aussi à la formation des conducteurs d’ambulance. Parfois, on y démolit un vieil avion pour récupérer l’aluminium.

«C’est sûr que c’est triste, mais que voulezvous, on fait ce qu’on peut pour redonner de la valeur foncière à ces bâtiments», note le maire de Mirabel, Hubert Meilleur.

Quant à la tour de contrôle, elle n’abrite plus aucun contrôleur aérien depuis le 20 novembre 2008.

Une décision controversée

Pratt & Whitney ignorait qu’on fermerait la tour lorsqu’elle a annoncé, en octobre dernier, qu’elle allait y établir un centre d’assemblage et d’essai de ses moteurs d’avion. Bombardier l’ignorait aussi au moment d’annoncer le lancement de sa série C et que l’assemblage final se ferait à Mirabel.

Hélibellule n’en savait rien non plus au moment d’investir 5 millions pour ouvrir à Mirabel la plus belle aérogare d’avions, de jets et d’hélicoptères du Québec.

«C’est dur de refaire l’histoire, mais disons que la tour de contrôle a été pour nous un élément majeur pour prendre notre décision d’investissement», note la copropriétaire, Valérie Delorme.

À la queue leu leu

Certains matins, une douzaine d’avions font la queue pour décoller alors qu’il n’y a personne dans la tour pour leur donner des instructions visuelles. Tout se passe à partir de la tour de l’aéroport Pierre-Eliott-Trudeau. «Va-t-il falloir un accident pour faire bouger les choses?», s’interroge un pilote d’hélicoptère qui a requis l’anonymat.

«Nous sommes toujours en discussion avec Nav Canada, mais nous n’avons pas eu de succès jusqu’à maintenant», souligne le maire Hubert Meilleur.

«La sécurité n’a jamais été compromise par ce changement de service», soutient pour sa part Ron Singer, porte-parole de Nav Canada.



Partager





[Toutes les nouvelles de Québec-Canada]


  LES GRANDS TITRES
National
Faits divers
International
Environnement
Dossiers
  EN CE MOMENT
  TVA DANS VOTRE RÉGION
Pour consulter les informations
régionales,
choisissez une région dans
le menu ci-dessous.