La hausse importante du nombre d'accidents aux intersections où le virage à droite au feu rouge est permis fera l'objet de discussions à la Table de la sécurité routière, assure son président, Jean-Marie De Koninck, qui juge la situation «préoccupante».
«Il est certain que ça va aussi préoccuper les membres de la Table», a indiqué M. De Koninck, hier, au cours d'un entretien avec Le Journal de Montréal.
Selon des données fournies par le ministère des Transports, le nombre d'accidents aux endroits où les virages à droite au feu rouge sont autorisés a bondi de 46% entre 2003 et 2008.
Au cours de la même période, le nombre d'accrochages faisant des blessés a augmenté de 61 %, a révélé le Journal hier.
Il ne faut pas les enlever
Même si ces données l'inquiètent, Jean- Marie De Koninck ne croit pas qu'il faille «enlever la mesure» qui autorise le virage à droite au feu rouge.
«Ça se fait ailleurs dans le monde et, en plus, c'est écologique [car ça permet d'économiser de l'essence]», fait-il valoir.
Il reconnaît toutefois que cette mesure est conçue «pour des comportements intelligents».
«Actuellement, beaucoup de gens ne suivent pas la règle», déplore Jean-Marie De Koninck. Selon plusieurs observateurs, le principal problème serait dû au fait que bien des automobilistes ne font pas un arrêt complet avant d'entreprendre le virage.