Son «Plan Marois», qui vise à rapatrier au Québec plusieurs pouvoirs - comme la langue, l'immigration, la culture, les communications et les relations internationales - plutôt que de précipiter un référendum, récolte l'approbation de trois péquistes sur quatre (77 %). Seulement 8 % des péquistes s'y opposent.
De façon générale, un Québécois sur deux (49 %) se dit favorable à ce plan de revendications constitutionnelles. Fait à noter: 25 % des libéraux et 43 % des adéquistes approuvent le plan de la chef péquiste.
Pas de nouveaux votes
Mais selon l'analyste de Léger Marketing Christian Bourque, même si le «Plan Marois» semble plaire aux Québécois, cela ne se traduit pas encore en nouveaux votes pour le PQ.
«Il y a un tiers des Québécois, qui représentent la base solide du PQ, qui vont l'appuyer naturellement et un tiers de libéraux qui vont s'y opposer. Il reste donc près de 40 % de l'électorat plus ambivalent que Pauline Marois devra chercher à convaincre», dit-il.
Référendums sectoriels ?
Le Plan Marois ne propose pas de «référendums sectoriels», mais cette idée a été soulevée au PQ pour tenter de rapatrier des pouvoirs d'Ottawa. Le débat sur cette question a été enflammé, au début du mois de juin, par une déclaration de l'ex-premier ministre Jacques Parizeau qui a suggéré qu'un «référendum sur un sujet défini peut créer une crise» et qu'une crise peut aider la cause de la souveraineté du Québec.
Un sondage interne du PQ dévoilé dans Le Devoir la semaine dernière soutenait que le Plan Marois obtenait l'appui de 56 % des Québécois.