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Grand excès de vitesse

Beaucoup de contestations

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal
17/06/2009 05h00 

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Grand excès de vitesse - Beaucoup de contestations
Selon SOS Ticket et Tickets de trafic.com, plusieurs contraventions pour grand excès de vitesse sont décernées à des automobilistes au moment où ils quittent l’autoroute pour la voie de service. 
© PHOTO D'ARCHIVES

Près de la moitié des conducteurs qui ont été pris à commettre de grands excès de vitesse sur nos routes ont contesté la sanction qui leur a été infligée. Dans bien des cas, il s'agit de gens «ordinaires» qui n'ont «rien à voir» avec des fous du volant, affirment plusieurs observateurs.

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Selon des données obtenues par le Journal, 42 % des 8225 contraventions émises pour «grand excès de vitesse» en 2008-2009 ont été contestées en cour.

La firme SOS Ticket, qui se spécialise dans la contestation des contraventions, affirme recevoir chaque jour de nouveaux clients pour ce type d'infraction. «Ce sont des gens qui ont besoin de leur permis pour travailler», indique le président de SOS Ticket, Alfredo Munoz.

«Ce ne sont pas des p'tits jeunes à casquettes qui conduisent une Honda Civic et qui roulent à 180 km/h», lance-t-il.

L'amende salée, mais surtout les points d'inaptitude qui accompagnent les grands excès de vitesse, obligent les conducteurs à contester, dit M. Munoz. «Ils n'ont pas le choix parce que, souvent, ils travaillent sur la route et ils ne peuvent pas se permettre de perdre leur permis», ajoute-t-il.

Trappes à tickets ?

La plupart des gens arrêtés pour grand excès de vitesse seraient victimes de «trappes à tickets», selon lui, et n'ont rien en commun avec les deux mordus de vitesse qui ont été pincés à des vitesse supérieures à 220 km/h.

Sandrine Sabbah, de la firme Tickets de trafic.com,abonde dans le même sens et pointe du doigt les voies de service des autoroutes, où la limite passe parfois à 50 km/h. Bien des automobilistes y seraient interceptés au moment où ils quittent la voie rapide, affirme-t-elle. «Les policiers le savent et se positionnent très souvent à ces endroits-là», dit l'avocate.

Les données de la SAAQ semblent lui donner raison. En mars dernier, 72% des infractions pour grand excès de vitesse qui avaient été compilées étaient survenues sur des routes où la limite était inférieure à 60 km/h. À l'inverse, seulement 3 % des infractions avaient été enregistrées sur des autoroutes.

Des zones à risque

Au cabinet de la ministre des Transports, Julie Boulet, on rejette les critiques au sujet de ces «trappes à tickets.»

«Les zones où la vitesse est basse tiennent compte du contexte routier, dit l'attachée de presse de la ministre, Jolyane Pronovost. Ce sont des endroits souvent à risque pour les accidents.»

«Si la vitesse change à 50 km/h, c'est parce qu'il peut y avoir d'autres usagers de la route. Rouler au-dessus de la limite peut devenir un comportement très dangereux», fait-elle valoir.





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