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Santé

Bolduc en furie

Mathieu Turbide
Le Journal de Montréal
01/06/2009 11h00 

Santé - Bolduc en furie
Le ministre Yves Bolduc a démoli l’interprétation faite d’une étude sur les tests de cancer du sein.  
© LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, a tiré à boulets rouges, hier soir, sur certains médias qui ont «mal interprété» une étude sur les tests d'assurance-qualité pour le cancer du sein dans les laboratoires de pathologie du Québec.

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Les explications du ministre vous rassurent-elles?

Flanqué d'une douzaine de pathologistes, d'hémato-oncologues et de médecins, le ministre Bolduc a martelé qu'il était faux de conclure que 20 % à 30 % des cancers du sein étaient mal diagnostiqués en raison de tests erronés.

Le ministre a tenu une réunion de deux heures avec des experts -incluant l'auteur de l'étude, le Dr Louis A. Gaboury -et tous sont d'accord pour dénoncer les conclusions tirées par un journaliste de Radio- Canada, qui a rendu l'étude publique jeudi dernier.

«Les experts concluent qu'il est inexact d'affirmer que des variations dans les méthodes de tests de qualité permettent d'extrapoler la même variation dans les diagnostics erronés ou des traitements non appropriés», a déclaré le ministre en point de presse, hier soir.

L'auteur de l'étude, le Dr Gaboury, qui avait été interrogé par Radio-Canada, a lui-même soutenu qu'on avait «fait dire à l'étude des choses qu'elle n'a pas dites».

Mal cité

«Personnellement, je n'ai jamais affirmé qu'il y avait 30 % d'erreur de diagnostic. [...] L'étude montre des variations, montre des discordances, mais elle ne permet en aucun cas d'extrapoler un pourcentage exact de personnes ayant reçu un mauvais diagnostic», a dit le Dr Gaboury.

Le ministre Bolduc a demandé aux journalistes de faire preuve de «rigueur» et de «dire les vraies affaires». «J'ai vu des choses comme ministre... les cheveux me dressaient sur la tête tellement c'était pas vrai. [...] Pour les Québécoises qui ont souffert pendant quatre jours parce qu'elles avaient eu de la mauvaise information [...], je demande maintenant d'avoir une rigueur intellectuelle.»

Des rencontres auront lieu au cours des prochaines heures pour déterminer si des patientes auront besoin de subir de nouveaux tests, a dit le ministre. «Mais c'est bien moindre que ce qu'on envisageait.»

Le Dr Barrette: un «syndicaliste»

Il a aussi été très dur à l'endroit du Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes, qui avait utilisé cette étude pour attaquer le gouvernement en soutenant qu'il n'y avait «aucun contrôle de la qualité au Québec».

«Le Dr Barrette, quand il parle, il parle au nom d'un syndicat, il ne représente aucune association professionnelle de qualité, a lancé le ministre Bolduc, lui-même médecin. Il va falloir regarder la crédibilité dans ce contexte-là, dans un contexte aussi important que le cancer du sein, des milliers de femmes ont été apeurées», s'est exclamé le ministre Bolduc.








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