Pendant que l’homosexualité demeure un grave tabou dans plusieurs endroits du monde, le Québec et le Canada font preuve d’une rassurante ouverture d’esprit.
À l’occasion de la Journée internationale contre l'homophobie, c’est ce qu’ont voulu souligner environ 150 personnes réunies au parc Lafontaine.
Des gais et lesbiennes d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et du Maghreb, ont témoigné de leur expérience de vie dans leur pays d'origine et de leur implication dans la lutte à l'homophobie au Québec.
Ces personnes ont du même coup insisté sur le fait que le Canada est une terre d'accueil pour les hommes et les femmes persécutés en raison de leur orientation sexuelle.
«Je suis très satisfait, car malgré la température plutôt maussade, les gens ont répondu à l’appel et ont pu entendre une dizaine de témoignages, dans lesquels on a pu comprendre que Montréal est une ville ouverte», a affirmé Stéphane Giroux, responsable du comité Diversité culturelle au sein du GRIS-Montréal.
Un travail nécessaire
Cette rencontre était organisée par des groupes issus des communautés ethnoculturelles, dont le Groupe de recherche et d’intervention sociale (GRIS-Montréal) et Séro Zéro. Outre ces deux organismes, LGBT Arc-en-ciel d’Afrique, GDM en espagnol, GLAM, Helem Montréal, Ethnoculture et la Coalition MultiMundo étaient également au nombre des participants à cette activité.
Selon les responsables, toutes ces organisations veulent célébrer leur travail fait dans l’intégration des gais et lesbiennes au sein de leur communauté.
«Nous voulions démontrer que l’homosexualité à un visage beaucoup plus diversifié que ce que laissent souvent croire les préjugés véhiculés. L’homosexualité touche tout le monde, peu importe l’âge ou l’origine», a ajouté M.Giroux.
Le mois de mai 2009 marque le 40e anniversaire du «bill Omnibus», qui se voulait un premier pas vers la décriminalisation de l'homosexualité au Canada.
D’autres manifestations sont prévues un peu partout dans le monde.