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Journée internationale contre l’homophobie

Manifestation à Québec

Agence QMI  Jean-Luc Lavallée
16/05/2009 21h51 

Journée internationale contre l’homophobie  - Manifestation à Québec
La députée péquiste Agnès Maltais, qui a déjà affirmé publiquement son homosexualité, était du nombre.  
© Agence QMI/Benoit Gariepy

Environ 80 personnes ont manifesté contre l’homophobie, aujourd'hui, dans les rues du quartier Saint-Roch à Québec, rappelant que la discrimination existe toujours, ici comme ailleurs dans le monde, à l’occasion de la Journée internationale de lutte à l’homophobie.

La ville de Québec est généralement ouverte et accueillante mais tous les manifestants interrogés ont vécu des expériences homophobes. Les exemples ne manquent pas même si la discrimination est plus subtile qu’avant.

«Il y a encore place à l’éducation. À l’Université (Laval), il y a une certaine ouverture au niveau des étudiants mais je peux vous dire qu’au niveau des professeurs, ce n’est pas nécessairement facile pour un gai ou une lesbienne de s’afficher comme tel. Il y a quand même une espèce d’homophobie latente… », a raconté l’enseignant Pierre Turcotte, qui se définit comme un «allié» des gais et lesbiennes.

Un étudiant de l’Université Laval, Dave Lamothe-Gagnon, a décrit la capitale comme une «société très ouverte», rappelant cependant que la violence s’exprime encore à l’occasion. «Il y a le GGUL (Groupe gai de l’Université Laval) qui a fait dans les tunnels des peintures sur les murs qui ont été vandalisées à plusieurs reprises. Ça a été fait pendant la nuit, on n’a pas trouvé le coupable mais symboliquement, elle est là la violence.»

«Moi, je fais beaucoup de bénévolat avec GRIS-Québec et des fois, on a de la misère à aller dans les écoles…il y a beaucoup de préjugés envers nous. Surtout les parents des élèves», a soupiré Steve Boisvert.

Le coordonateur du défilé, Olivier Poulin, constate tout de même une grande amélioration dans les dernières années. «Québec est une ville agréable où on peut, sans jeu de mot, être gai et heureux ici. L’homophobie à Québec n’est pas super présente de façon évidente, frappante et violente. Il y a peu de cas mais il y a beaucoup de gens qui se privent encore d’être eux-mêmes, qui se font refuser un logement, discriminer dans la cour d’école, ou sont victimes de regards un peu bizarres».

Première députée gaie

La députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, ne rate jamais une marche contre l’homophobie dans la capitale. «Je suis gaie, je l’ai dit publiquement. Je l’ai toujours assumé comme femme politique. Je ne suis pas la première gaie de l’Assemblée nationale, je suis la première femme, c’est tout. Ça ne m’a pas amené de problèmes…Ça m’a permis de mieux intervenir et de me sentir mieux dans ma peau», a-t-elle confié, précisant ensuite qu’elle préfère ne pas trop élaborer sur sa vie privée.

«Y’a encore du chemin à faire même si le Québec est une société extrêmement évoluée et que les droits sont inscrits dans les chartes et les lois, il y a quand même encore des problèmes d’intimidation, de harcèlement, de l’incompréhension face à l’homosexualité.

C’est aussi un message de solidarité envers les gais dans d’autres pays».






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