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Gaspésie

Secoué par la mort de la soldate Karine Blais

Agence QMI 
16/04/2009 11h53 - Mise à jour 16/04/2009 11h58

Gaspésie - Secoué par la mort de la soldate Karine Blais
Le grand-oncle de Karine, Aurélien Ouellet, en présence de Louisette Dugas, Reine-Aimée Imbeault et l'agente du comptoir Sears, Carmen Verreault, qui lui ont offert leurs condoléances. 
Agence QMI

La mort de la jeune militaire Karine Blais, lundi en Afghanistan, a jeté un voile de tristesse sur la communauté gaspésienne de 1200 âmes d’où elle est originaire. Les drapeaux de la municipalité ont d’ailleurs été mis en berne.

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  • Une Canadienne tuée et quatre autres soldats blessés

  • Basée à Valcartier, la soldate de 21 ans a été tuée lorsque son véhicule a roulé sur une bombe artisanale, lundi en fin de journée, au nord de la ville de Kandahar. Quatre autres militaires ont aussi été blessés. Elle est la deuxième Canadienne et le 117e soldat canadien à mourir en Afghanistan depuis le début de la mission dans ce pays.

    Un grand-oncle ébranlé Ébranlé par cette mort soudaine, le grand-oncle de Karine, Aurélien Ouellet, 73 ans, souligne qu’elle avait vraiment le goût d’aller en Afghanistan. «Dire qu’elle y était seulement depuis le 1er avril. Elle voulait gagner de l’argent pour s’acheter une maison. Sa mort, ce n’est pas facile pour ses parents. Les représentants des Forces armées se sont d’abord rendus communiquer la terrible nouvelle chez la mère de Karine, Josée Simard, puis chez sa grand-mère, soit chez ma soeur Aurélie Ouellet Blais, 76 ans.»

    Au comptoir Sears du village, toutes s’accordaient à déplorer la perte de Karine et à en faire l’éloge. À commencer par l’agente de la compagnie, Carmen Verreault. «Karine, c’était une fille qui parlait à tout le monde et était gentille, jeune ou âgé. Elle avait toujours un mot à dire à chacun et à chacune. J’en conserve un bon souvenir. Elle n’avait pas peur de la mort. Son heure était sans doute arrivée.»

    Comme les autres villageois et villageoises, Reine-Aimée Imbeault, qui ne la connaissait pas personnellement, se dit touchée par la mort de la cavalière. «À l’exemple d’autres de son âge, cette jeune femme d’ici a donné sa vie pour la paix.» Louisette Dugas, qui travaille au bureau de poste, abonde dans le même sens.

    Ses anciens employeurs gardent un excellent souvenir
    Au Dépanneur Central qui vient de fermer ses portes, les propriétaires Jean Létourneau et Guylaine Bouchard, gardent un excellent souvenir de Karine. Elle a travaillé pour eux pendant deux ans comme commis-caissière, à raison cinq soirs semaine. «Elle était vaillante et ne prenait jamais de vacances. Son rêve, c’était de rentrer dans l’armée aussitôt ses 18 ans, conduire des véhicules.»

    Selon une employée du dépanneur, Maryse Fournier, Karine était sportive, dynamique et aimait relever des défis. Tout ce qui était dangereux l’attirait. Pratiquement rien ne lui faisait peur. Elle se sentait à sa place dans les Forces armées. Elle était tellement déterminée. Mourir pour son pays en Afghanistan était sans doute son destin. C’est un drame qui touche toute la communauté.»






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