Mardi, Mme Durocher, en compagnie de la bloquiste porte-parole en matière de coopération internationale Francine Lalonde, du néo-démocrate Thomas Mulcair et du libéral Bernard Patry a lancé un dernier ultimatum au gouvernement Harper en lui expédiant une mise en demeure.
«Ce qui m’a décidé d’en venir à ça a été ma relation avec les Affaires étrangères», a affirmé Mme Durocher en critiquant le ministère ainsi que son ministre, Lawrence Cannon.
Nathalie Morin est retenue en Arabie saoudite par son conjoint depuis plus de trois ans. La mère désire revenir dans son pays d’origine avec ses trois enfants, dont deux qui sont nés dans le pays du père. Le plus vieux de ses garçons, Sameer, souffrirait d’anxiété.
Enregistrement sonore troublant
Après avoir expliqué la situation actuelle de sa fille et de ses enfants, Mme Durocher a fait entendre aux médias présents, un enregistrement d’une des dernières conversations téléphoniques qu’elle a eues avec sa fille.
«On est intimidé, on a peur, je me fais frapper tous les trois, quatre jours, je suis embarré depuis un an et demi», a dit Nathalie Morin en sanglot.
«J’aimerais vraiment ça qu’on ne me condamne pas et qu’on m’appuie à revenir dans mon pays avec mes trois enfants et donner une vie à mes enfants» a-t-elle dit en fondant en larmes.
«Je m’excuse, je demande pardon et j’espère que le Seigneur va me pardonner, je sais que j’ai fait une erreur», a affirmé la Québécoise. Avant même que Mme Durocher ne puisse poser une autre question à sa fille, la ligne téléphonique a été brusquement rompue.
Mme Lalonde, M. Mulcair et M. Patry dénoncent le fait que le gouvernement mette des gants blancs pour faire respecter le droit de ses citoyens en Arabie saoudite.