Labeaume haut la main

Maires du Québec | Popularité - Labeaume haut la main

En quelques mois à peine, Régis Labeaume est devenu la coqueluche incontestée de la politique municipale québécoise.Archives

Jean Laroche

Dernière mise à jour: 14-04-2009 | 09h51

En quelques mois à peine, Régis Labeaume est devenu la coqueluche incontestée de la politique municipale québécoise, étant, et de loin, le meilleur ambassadeur pour sa ville, révèle une étude d'Influence Communication.

En fait, au cours de la dernière année, le maire de Québec a eu, à lui seul, plus de couverture médiatique que les dix autres maires à l'étude.

Aussi sur Canoe.ca

En incluant la couverture locale, nationale et internationale, M. Labeaume obtient un poids média de 54,4%.

Son plus proche concurrent est le maire de Montréal, Gérald Tremblay, à 17,1%. Jean Tremblay (7,5%), de Saguenay, et Danielle Roy-Marinelli (5,5%), de Lévis, suivent.

«On savait que le maire Labeaume avait été très présent au cours de la dernière année, mais c'est une surprise de voir qu'il a autant dominé l'actualité municipale», commente Jean-François Dumas, président d'Influence Communication.

Sur la scène internationale, tous les réflecteurs ont été tournés vers le maire Labeaume.

Des onze maires à l'étude, M. Labeaume récolte 93,9% de l'attention, ne laissant que des grenailles à son plus proche poursuivant, Gérald Tremblay, à 4,9%.

Effet 400e

«Le 400e a grandement contribué à cette perfor mance exceptionnelle du maire Labeaume sur la scène internationale. Ça lui a permis de devenir le meilleur ambassadeur non seulement de la ville de Québec, mais aussi de tout le Québec. Il a même fait mieux que le premier ministre», explique M. Dumas.

Le proverbe qui dit que nul n'est prophète en son pays ne s'applique visiblement pas au maire Labeaume. Au Québec et au Canada, c'est encore de lui que les médias ont le plus parlé.

En mettant de côté la couverture locale dont chacun des maires a pu bénéficier, on constate que M. Labeaume obtient un poids médias de 70,2% dans les autres régions du Québec. Gérald Tremblay (8,8%) et Danielle Roy-Marinelli (6,6%) suivent, loin derrière.

«Dans les autres régions, M. Labeaume n'estpasque lepluspopulaire. Iln'yena carrément eu que pour lui», poursuit M. Dumas.

Selon lui, M. Labeaume ne devrait pas souffrir de cette surexposition médiatique. «Chacune de ses interventions était justifiée par l'actualité. Si M. Labeaume était allé à Tout le monde en parle toutes les semaines, ça aurait été sûrement différent», dit-il.

MÉTHODOLOGIE

Le Journal a soumis une liste de onze maires à Influence Communication. Cette firme a ensuite analysé près de 68 000 textes et reportages dans les médias écrits et électroniques, entre le 1er avril 2008 et le 31 mars 2009. Pour obtenir le poids médias de chacun des maires, Influence Communication a donné une valeur à chacune des mentions les concernant, en fonction de sa taille (longueur du texte, durée du reportage), de son emplacement dans le média (début ou fin de bulletin de nouvelles, premières pages ou pages arrières) et de son traitement (simple photo, texte complet). Par la suite, Influence Communication a donné une valeur qualitative à chaque nouvelle. «Nous nous sommes mis dans la peau du maire concerné en nous demandant si la nouvelle était positive, négative, ou neutre pour lui», explique Jean-François Dumas, président d'Influence Communication.


Vidéos

Photos