L'avenir des cégeps situés en régions est menacé par la formule de financement actuellement en vigueur qui tient compte du nombre d'inscriptions, selon les associations étudiantes, dont celle de Rimouski.
Selon l'Association générale des étudiants du Cégep de Rimouski, la proportion de personnes âgées de 0 à 29 ans a baissé de 5,7% au cours des 10 dernières années, ce qui se traduit par une réduction de près du tiers du nombre de collégiens au Bas-Saint-Laurent.
«D'ici cinq ans, ce sera très difficile pour les cégeps de régions. On pense qu'il y aura entre 100 et 200 étudiants de moins au cégep de Rimouski. La dénatalité est dommageable mais aussi l'exode des jeunes. On demande que le mode de financement des cégeps en régions soit reconsidéré. Actuellement, 80% du financement est versé selon le nombre d'étudiants inscrits», commente la présidente de l'AGECR, Élaine-Andrée Guilbeault.
Les démarches des associations étudiantes sont appuyées par le Syndicat des enseignants du Cégep de Rimouski. «Le Cégep de Gaspé a vu son offre baisser de 15 programmes, ces trois dernières années, après avoir subi une perte de 21% de sa population étudiante en 10 ans. La menace est la même pour les autres cégeps de l'Est du Québec», illustre Mme Guilbeault.
Les associations étudiantes collégiales et universitaires affirment qu'elles n'ont rien trouvé de valable pour l'éducation post-secondaire dans le récent budget provincial.