Les voyageurs à bout de patience

Trains de banlieue - Les voyageurs à bout de patience

Jean-Louis Fortin - Agence QMI


Jean-Louis Fortin

Dernière mise à jour: 05-02-2009 | 16h21

Retards importants, bris de chauffage et wagons où il est impossible d’entrer ont encore été au menu pour les usagers du train de banlieue cette semaine.

Depuis mardi, 24 heures a reçu 281 courriels de voyageurs à bout de patience, dont plusieurs réclament rien de moins à l’Agence métropolitaine de transport (AMT) qu’elle leur rembourse leur passe du mois de février.

Pour les usagers qui désirent faire part de leurs revendications ou s’informer, l’Agence est en train d’organiser des séances de consultations publiques, qui auront lieu sur chaque ligne de train à partir de février. Les dates ne sont pas encore connues.

Huit wagons au lieu de 10
Encore ce matin, sur la ligne Dorion-Rigaud, le train qui part de Vaudreuil à 6h55 a souffert d’un retard de 45 minutes.

«Plusieurs personnes avaient quitté la gare car les conditions d’attentes sur le quai, sans abri, étaient intolérables», raconte Michèle Gadbois, qui se rend tous les jours à la gare de l’Île-Perrot.

Certains trains de la ligne Deux-Montagnes, quant à eux, ont vu leur nombre de wagons réduits de 10 à 8, certains subissant des réparations mécaniques.

Problèmes de chauffage
En conséquence, dans les voyages matinaux en direction de la Gare Centrale, nombreux sont ceux qui n’ont pu monter à bord des trains aux stations montréalaises.

Sylvain Cartier, qui prévoyait prendre le train de 8h15 à la gare Du Ruisseau, est finalement arrivé au centre-ville une heure plus tard, n’ayant pu monter à bord du premier train, faute de place.

«Je suis arrivé en retard à une rencontre, ce qui m’a valu un regard de désapprobation de mon superviseur. Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé», déplore-t-il.

Quant au train Blainville-Saint-Jérôme, il a été victime de pannes de chauffage presque quotidiennement, causées par un bris de génératrice. «Ce matin à -29 degrés, dans un train sans chauffage, il va sans dire qu’il faisait assez froid», explique Nathalie Daigle.


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