Selon ce qu'a appris le Journal, la plus grosse commission scolaire du Québec mettra en oeuvre un vaste plan comptant 221 moyens pour améliorer la réussite de ses jeunes lors de la prochaine rentrée.
«On va mettre un accent sérieux sur la langue», a expliqué Diane De Courcy, présidente de la CSDM.
Pour arriver à augmenter les résultats scolaires en lecture et en écriture, la CSDM veut notamment dépister plus rapidement les élèves qui présentent des problèmes et promouvoir le français dans toutes les matières.
Le plan comprend aussi des mesures pour améliorer la qualité du français des parents nouvellement arrivés.
«Pendant que les enfants sont en classe, les parents pourraient apprendre le français dans un autre local», dit Mme De Courcy. La commission scolaire est prête aussi à fournir des services d'interprète à ces parents en autant qu'ils s'engagent à suivre des cours de français.
La CSDM veut également assurer un suivi personnalisé des élèves, entre autres en octroyant un tuteur pour tous les jeunes qui font leur entrée au secondaire.
Décrochage effarant
À la demande du Journal de Montréal, le ministère de l'Éducation a accepté, pour la première fois en mai dernier, de fournir le taux de décrochage scolaire pour chacune des écoles du Québec.
Une analyse des données a révélé que la proportion des élèves qui quittent le secondaire est inégale dans les différents établissements.
À l'école Pierre-Dupuy dans l'arrondissement Ville-Marie à Montréal, par exemple, près de 85 % des élèves ont quitté l'établissement sans aucun diplôme en 2006-2007. En comparaison, l'école Massey-Vanier, une école publique située dans l'Est de la ville, près de 98 % des jeunes terminent leurs études avec le certificat en poche.
Maternelle quatre ans
La CSDM, qui veut s'attaquer le plus tôt possible aux problèmes du français chez ses jeunes, entend instaurer la maternelle quatre ans dans toutes ses écoles primaires.
«C'est une bonne nouvelle. La dernière étape sera d'avoir le financement du ministère», a dit Yves Parenteau de l'Alliance des profs de Montréal.
LE PRIX DU PLAN D'ACTION DE LA CSDM POUR LE FRANÇAIS
Achat de livres scolaires : 490 000 $
Offrir un atelier sur l'enseignement des stratégies de lecture : 47 000 $
Mettre sur pied des classes de maternelle pour les enfants de 4 ans dans toutes les écoles : 6,8 M$ (subvention du MELS)
Outils de dépistage des problèmes de lecture et d'écriture et embauche de 11 professeurs : 786 000 $
Stratégies de lecture au secondaire : 385 300 $
Offrir un programme d'éveil au monde de l'écrit : 97 000 $
Implanter le continuum en lecture au primaire : 19 800 $
POUR AIDER LES ÉLÈVES EN DIFFICULTÉ
Faire évaluer les élèves en difficulté par 3 équipes de 3 professionnels : 630 000 $
Offrir des classes de type «Répit-transit» pour 4 «classes» au primaire et 4 «classes» au secondaire : 1 012 000 $
Accompagner les enseignants qui intègrent des élèves HDAA grâce à 4 professionnels et 4 techniciens en éducation spécialisée : 568 000 $
Réaliser des activités sportives et culturelles avec l'embauche de 23 techniciens en loisirs : 1 260 000 $
Assurer un suivi personnalisé des élèves à leur entrée au secondaire en associant un tuteur à chacun des élèves du premier cycle du secondaire. Équivalent de
14,5 postes enseignants : 1 021 000 $