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Handicapés - Service de garde en péril

Des parents inquiets

Geneviève Girard
Le Journal de Montréal
01/12/2008 08h13 

Handicapés - Service de garde en péril - Des parents inquiets
La présidente du conseil d’établissement de l’école spécialisée des Érables, Mireille de Palma, entend se battre jusqu’au bout pour le maintien du service fréquenté par son fils Colin, 17 ans, qui souffre d’autisme sévère.  
© Photo Le Journal - Alain Décarie

Les parents de 22 jeunes handicapés sont rongés par l'inquiétude. Le service de garde spécialisé que fréquentent leurs enfants est en péril parce que le comité interministériel chargé de l'assurer ne répond plus à l'appel.

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Nos élus en font-ils assez pour les enfants handicapés et leurs parents?

Les membres du comité devaient se rencontrer en octobre afin d'établir le financement du Service de surveillance animée pour les élèves handicapés de 12 ans et plus offert par l'école des Érables, à Deux- Montagnes.

Non seulement la réunion n'a-t-elle jamais eu lieu, mais encore les appels répétés et la lettre envoyée le 20 octobre n'ont rien donné. Les responsables sont toujours sans nouvelles du comité formé de ministères et de l'Office des personnes handicapées du Québec.

«Même en supposant que les discussions aient lieu, avec tout ce que ça implique comme organisation, le service est déjà en péril pour septembre 2009», explique Mireille de Palma, présidente du conseil d'établissement de l'école et mère d'un autiste sévère de 17 ans.

Un montant de 200 000 $ est requis pour le fonctionnement du projet dont bénéficient des jeunes présentant des lacunes physiques ou intellectuelles parfois très lourdes.

Levée de boucliers

Mireille de Palma dénonce l'attitude du comité interministériel, qu'elle qualifie de cavalière et qui les laisse dans l'incertitude la plus totale.

Sans ce service, la plupart des parents devront quitter leur emploi pour répondre aux besoins constants de leurs enfants, ce qui les placera dans une situation financière précaire.

«Je ne sais pas si ç'a quelque chose à voir avec les élections. Peu importe, ça n'en restera pas là. On ne peut pas nous enlever le peu qu'on a gagné à la sueur de notre front comme ça», dénonce-t-elle.

«S'il le faut, on va descendre dans la rue. Ils vont entendre parler de nous !», prévient- elle.

Rare ressource

D'abord instauré en tant que projet-pilote par l'école spécialisée il y a quatre ans, le service a été reconnu dernièrement par le gouvernement comme un besoin essentiel.

Pour l'instant, il subsiste à la fois grâce aux parents, qui paient jusqu'à 20 $ par jour, et à des organismes et fondations.

L'heure est d'autant plus grave que ces partenaires financiers ont récemment signifié qu'ils ne contribueraient plus pour l'année scolaire 2009-2010.








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