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Politique - Québec

L'ADQ veut rouvrir la Constitution

Mathieu Boivin
Le Journal de Montréal
27/10/2008 09h25 

Il est «à 100 % certain» qu'un gouvernement adéquiste chercherait à ouvrir des pourparlers constitutionnels avec le reste du Canada dans un premier mandat, affirme Mario Dumont.

S'il prend le pouvoir, un gouvernement de l'ADQ s'occupera en priorité de «sortir le Québec de la crise économique», a déclaré le chef adéquiste au terme du conseil général de son parti, hier, à Drummondville.

Mais «lorsque ce sera fait, à moins d'une crise d'une ampleur jamais vue, nous serons dans une période de reconstruction et rebâtir notre relation avec le Canada en fera partie, a-t-il ajouté. Alors, dans un premier mandat, il est certain à 100 % que nous entreprendrions des discussions en vue d'un nouveau pacte Canada-Québec. Ça ne nous fait pas peur, il n'y a pas de notion de fruit mûr ou pas.»

Égal à égal

M. Dumont a toujours préconisé des pourparlers «d'égal à égal» avec Ottawa pour discuter d'aménagements constitutionnels pour le Québec. Mais les délégués au conseil général ont apporté un amendement à cette stratégie : il faudra, en effet, passer par «un processus de discussion avec nos partenaires provinciaux pour en arriver à un consensus».

Cela force le chef adéquiste à croire désormais qu'«en discutant de bonne foi avec nos partenaires, on va faire avancer un bon nombre de points, peut-être plus qu'on pense même». Il s'agit, en fait, d'éviter l'infructueuse stratégie «du couteau sur la gorge où les choses sont à prendre ou à laisser», a-t-il expliqué.

Besoins des autres

On pourrait, par exemple, discuter d'une réforme du Sénat en échange d'un encadrement du pouvoir fédéral de dépenser, a-t-il laissé entendre. «Il faut être capable de mettre sur la table les besoins des autres parties du Canada aussi et voir comment on peut faire évoluer ça d'une façon à ce que le Québec obtienne des résultats. [...] On est prêt à être jugé làdessus au bout de 4 ans», a-t-il soutenu.

Le chef adéquiste a refusé de revenir sur les événements de la semaine dernière, alors que deux de ses députés sont passés chez les libéraux en critiquant son leadership. «Quand ces situations-là arrivent, c'est malheureux, on se fait trahir, mais il faut grandir et avancer malgré ça», a commenté le whip François Bonnardel. Opposition officielle à l'Assemblée nationale, l'ADQ a dégringolé en distante troisième place dans les intentions de vote.








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