La crise des marchés financiers est en train de
creuser un trou de 65 millions de dollars dans le
budget de la Ville de Québec. Les hausses de taxes
pourraient avoisiner 9,2 % en 2009.
L’administration Labeaume-Marcoux a fait rapport,
hier, de l’impact « catastrophique » causé par le décrochage
des marchés financiers sur le budget de la Ville de
Québec. Les dommages proviennent de la baisse de rendement
des caisses de retraite des employés de la Ville
qui, au 15 octobre, était de 18,5 % et de 15 % pour celle
des employés du Réseau de transport de la Capitale
(RTC).
Les besoins financiers de ces caisses de retraite, de
même que les lois et les normes comptables obligent la
Ville à décaisser des sommes importantes pour renflouer
les régimes de retraite dont le taux de capitalisation
est passé de 90 % en début d’année à 70 % en octobre.
Depuis le début de l’année, le déficit des caisses de
retraite de la Ville est passé de 320 millions à 535 millions.
« Un gouffre »
Ainsi, Québec doit envisager une dépense supplémentaire
de 54,4 millions de dollars en 2009 pour renflouer
les caisses de retraite de ses employés, plus un
montant de 10,3 millions pour renflouer celle des
employés du RTC. « Tout ce qu’on fait, c’est tirer de l’argent
dans un gouffre qui semble sans fond », a déploré le
maire Régis Labeaume.
L’actif des caisses de retraite s’élevait à 1,5 milliard
de dollars en début d’année et les actuaires de la Ville
tablaient sur un rendement de 6,75 %, a expliqué le trésorier
de la Ville, Yves Courchesne. Au lieu d’augmenter
de 102 millions, l’actif de la caisse a fondu de 280 millions
de dollars. « Quand les rendements ne sont pas là,
c’est l’employeur qui paie le déficit », a précisé M.
Courchesne.
La Ville de Québec a consacré une somme totale de
52,9 millions de dollars à ses caisses de retraite en 2008.