Gaston l'heureux dénonce l'état des trottoirs

Montréal - Handicapés - Gaston l'heureux dénonce l'état des trottoirs

L’animateur Gaston L’Heureux, qui se déplace en fauteuil roulant, dénonce le piteux état des trottoirs de Montréal.Photo Le Journal - Yvan Tremblay

Noée Murchison
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 20-10-2008 | 12h03

L'animateur Gaston L'Heureux dénonce le piètre état des trottoirs montréalais qu'il juge dangereux pour les personnes en fauteuil roulant comme lui.

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«On a l'impression d'être à Kandahar ou à Bagdad. On vit le syndrome du bébé secoué», lance Gaston L'Heureux.

L'animateur est confiné à un fauteuil roulant depuis un accident de la route survenu en 2007.

Il fait cette sortie publique pour sensibiliser les dirigeants municipaux à ce que vivent ses «compagnons de chaise». Car chaque trajet le confronte à des infrastructures déficientes.

«Ça n'a pas de bon sens, c'est dangereux [...]. Je me suis baladé partout et j'ai été secoué. C'est généralisé dans tous les quartiers», témoigne-t-il.

Dangereux

Le président de Kéroul confirme que l'état délabré des trottoirs force les fauteuils à circuler parmi les voitures, une situation dangereuse.

«Souvent, les personnes handicapées roulent dans la rue parce que c'est moins difficile, c'est plus doux. Les trottoirs sont trop craqués, il y a beaucoup de bosses», indique André Leclerc.

En plus des fissures qui causent des douleurs de dos et endommagent les fauteuils, certains trottoirs sont carrément inaccessibles.

«Sur un trajet d'un kilomètre et demi à Montréal, on peut être obligé de traverser quatre ou cinq fois la rue pour accéder à un trottoir», ajoute Luc Forget, conseiller en accessibilité urbaine à l'organisme Ex aequo.

Partout

Il explique que les montées de trottoirs doivent mesurer seulement un demi-pouce au-dessus de la rue pour per mettre aux fauteuils roulants d'y grimper facilement. Mais des chaussées affaissées créent souvent plus de deux pouces d'écart.

«C'est alors très difficile de monter sur le trottoir en fauteuil motorisé et ça devient impossible en fauteuil manuel. Ça oblige les gens à prendre des risques en empruntant la rue», déplore M. Forget.

Parmi les endroits problématiques, on compte des rues très fréquentées comme la rue Saint-Denis, la rue Ontario, l'avenue des Pins, la rue Metcalfe ou la rue Saint-Paul.

L'île de Montréal compte 131 000 personnes à mobilité réduite et plus d'un demi-million de handicapés.


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