Sauver l'événement mais pas à n'importe quel prix

Mathieu Boivin
Le Journal de Montréal

Bien conscients des retombées favorables du Grand prix de formule 1, le premier ministre Jean Charest et le chef de l'opposition, Mario Dumont, ne sont cependant pas prêts à sauver l'événement à n'importe quel prix.

M. Charest a dit n'avoir «aucune idée» de ce qu'il en coûterait pour assurer la survie du GP de Montréal, mais a assuré que les trois niveaux de gouvernement allaient discuter avec Bernie Ecclestone. Mais «si on doit engager des fonds publics, ce sera sur une base d'affaires, a-t-il prévenu. Le sport, à ce niveau, c'est des affaires d'abord.»

Le premier ministre Charest, dont le gouvernement a investi plusieurs millions dans la modernisation des installations du circuit Gilles-Villeneuve, a mentionné que «(sa) compréhension, c'est que l'entente de 2006 gardait le Grand Prix à Montréal jusqu'en 2011. C'était ça, la situation.»

Réaction de Dumont

Le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, espère lui aussi que l'événement puisse continuer à générer, chaque année, du prestige et une centaine de millions en retombées pour la métropole. «Il faut mettre de l'argent, en autant que ce soit moins que ce que ça rapporte», dit-il.

Cela dit, «il y avait une entente et là, un personnage - à peu près tout seul, d'après ce qu'on comprend - met un terme à ça. Quand tu t'avances dans quelque chose, tu dois obtenir des garanties. Il va y avoir un défi pour obtenir ce genre de garanties là dans l'univers de la course automobile.»

La présidente de la Ligue des contribuables, Claire Joly, croit quant à elle qu'«on a assez couru après le mirage de la formule 1. Les gouvernements ont investi des millions en 2006 sans avoir aucune garantie. On n'est pas obligé de se faire prendre deux fois, faut savoir s'arrêter un moment donné.»


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