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Régions

Qualité de vie recherchée

Noée Murchison
Le Journal de Montréal
06/10/2008 09h57 

Régions - Qualité de vie recherchée
Le rythme endiablé de la ville, la circulation et la pollution incitent des jeunes à fuire vers la banlieue ou vers la campagne. 
© Le Journal de Montréal, Jean-Luc Barmaverain

Après des années à perdre leur relève au profit de Montréal, les régions prennent leur revanche: les jeunes quittent de plus en plus la métropole pour s'établir loin des grands centres.

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Pour la famille

En 2001, 40 personnes quittaient chaque semaine l'Abitibi-Témiscamingue pour se rendre en ville, soit presque assez pour remplir tout un autobus jaune.

L'an dernier, une seule voiture par semaine aurait suffi à transporter les trois Abitibiens qui quittaient la région.

«L'exode des jeunes était beaucoup plus marqué vers le tournant des années 2000», indique le démographe Jean-François Lachance, de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Virage

Selon les derniers chiffres de l'ISQ, les six régions éloignées du Québec ont perdu seulement 2 600 résidants l'an dernier.

C'est presque quatre fois moins que cinq ans auparavant, alors que 9 400 personnes avaient déserté ces régions pour rejoindre la ville.

Pendant ce temps, Montréal a perdu 24000 résidants l'an dernier au profit des campagnes et de la banlieue. C'est 9 000 personnes de plus qu'en 2001.

«Il y a un revirement de situation assez important dans les régions ressources du Québec. L'exode des jeunes n'est pas résolu, mais ces régions connaissent une grande amélioration au détriment de Montréal», explique Benjamin Bussières, directeur de Place aux jeunes du Québec.

Alarmant

L'exode des régions était si alarmant il y a quelques années que Québec a mis en place plusieurs mesures pour retenir et attirer les jeunes en région.

Le gouvernement a investi 141 M$ de 2003 à 2006 pour offrir un crédit d'impôt de 8 000 $ aux diplômés qui s'installaient en région.

L'organisme Place aux jeunes, fondé en 1990, dispose aussi d'un réseau de 70 agents de migration qui aident les jeunes à se trouver un emploi à distance et à se créer un réseau social en région.

Ces initiatives et un marché de l'emploi plus favorable ont permis de renverser la vapeur.

Accès à la propriété

Selon le directeur de Place aux jeunes, l'envie de fuir le stress de la vie urbaine pousse maintenant les jeunes à s'éloigner de Montréal après leurs études.

«La qualité de vie est le principal facteur qui motive les jeunes à retourner en région, pour quitter la pollution, le trafic et avoir accès à la propriété», indique Benjamin Bussières.

«Les jeunes vont quitter la ville quand ils sont prêts à avoir des enfants, et ce de plus en plus jeunes», poursuit-il.

Le coût moins élevé des demeures, la possibilité d'avoir un grand terrain «avec son arbre» et enfin l'accès à un emploi sont au coeur de l'attrait des régions, confirme la sociologue Madeleine Gauthier, chercheure à l'Observatoire Jeunes et société de l'INRS.

Même les jeunes natifs de la ville sont de plus en plus séduits par la vie en région. Ils forment dorénavant la moitié de la clientèle de Place aux jeunes.









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