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Police - Tension

Ça monte encore d'un cran

Daniel Renaud
Journal de Montréal
26/09/2008 05h12 - Mise à jour 26/09/2008 12h08

Police - Tension - Ça monte encore d'un cran
En plus de porter des pantalons de toutes les couleurs, les policiers et policières de la ville de Montréal ont l’intention d’intensifier leurs moyens de pression pour exprimer leur mécontentement dans les actuelles négociations en vue du renouvellement de leur convention collective.  
© Le Journal de Montréal, Luc Laforce

Les policiers de Montréal ont franchi une nouvelle étape dans leurs moyens de pression en cessant de remettre des constats aux contrevenants de même qu'en faisant laver leur autopatrouille et en en faisant le plein plus souvent.

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  • Approuvez-vous les derniers moyens de pression des policiers de Montréal?

  • Ces nouveaux moyens de pression s'ajoutent aux pantalons bariolés que les 4000 agents portent depuis lundi, une mesure qui est loin de passer inaperçue auprès des citoyens et qui a mené le directeur Yvan Delorme devant le Conseil des services essentiels mercredi.

    Depuis lundi donc, un policier qui intercepte un contrevenant l'informe plutôt que son constat lui sera envoyé par la poste.

    Si, officiellement, l'objectif est d'exprimer le mécontentement des policiers dans les actuelles négociations en vue du renouvellement de la convention collective, le mot d'ordre lancé par la fraternité a plutôt comme effet d'alourdir l'administration municipale, qui voit ainsi ses revenus diminuer passablement.

    Selon certaines informations qui n'ont cependant pas été confirmées par le syndicat, des policiers ne rempliraient plus les rapports qui doivent normalement accompagner un constat, ouvrant ainsi la porte toute grande à un contrevenant qui voudrait contester son billet.

    Enfin, toujours depuis lundi, les policiers font également laver leur autopatrouille et en font le plein plus souvent.

    Un carnaval

    Ces moyens de pression commencent à irriter au plus haut point le directeur de la police de Montréal, Yvan Delorme, particulièrement les pantalons souvent colorés que portent ses policiers.

    Mercredi, le chef a demandé au Conseil des services essentiels de mettre fin à cette mesure qui, selon lui, est susceptible de provoquer des affrontements avec les citoyens, notamment dans le secteur Montréal-Nord où la tension est palpable depuis la mort de Freddy Villanueva, tué par un policier, et les émeutes qui ont suivi au début du mois d'août.

    N'en déplaise au directeur, en fin de journée hier, le Conseil a annoncé qu'il ne prendrait pas de décision pour le moment mais qu'il allait suivre la situation de près.

    Le diable est aux vaches

    En plus des négociations difficiles, l'affaire Freddy Villanueva a exacerbé encore davantage les syndiqués, qui ne se sont pas sentis appuyés par leur chef.

    «Les relations sont tendues entre Yvan Delorme et Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers», nous a confié une source.

    «Le syndicat et la direction ne sont pas en guerre totale et travaillent encore sur des comités», ajoute-t-on, mais le dépôt imminent du rapport de la Sûreté du Québec sur les événements de Montréal-Nord n'aidera sûrement pas les choses.








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