Vous vous demandez ce qu'ils font de leur samedi soir? Il y a de bonnes chances pour que les Guy Laliberté, René Angélil, Guy A. Lepage, Patrick Huard et Garou jouent au Texas Hold'em, une variante du poker.
«C'est une des seules choses qui me font rester à la maison. Pour 50 $, on passe une maudite belle soirée!» lance Éric Lapointe, qui organise régulièrement des tournois de vedettes chez lui, tout comme Guy A. Lepage. Patrick Huard, lui, préfère son bar du Vieux-Longueuil.
Le Journal de Montréal a assisté à un tournoi entre artistes dans la salle de bal du Château Champlain il y a deux semaines.
Les vedettes mettent cartes sur tables. Elles aiment gagner, bluffer, parier, mais elles aiment avant tout la stratégie de ce jeu qui les fait décrocher.
«Ça vient chercher mon vieux côté socialdémocrate ce jeu-là. Je ne peux pas ruiner personne, tout le monde met le même montant au début», explique Guy A. Lepage.
L'étoile montante du poker est arrivée 4e sur 457 lors d'un important tournoi au Caesar's Palace de Las Vegas en juillet.
Guy A. sera d'ailleurs sur la page couverture du nouveau magazine québécois Royal Poker.
Tous prennent leur hobby très au sérieux. Bruno Landry lit des livres, Nanette Workman pratique dans Internet, Sylvain Marcel joue avec ses fils, Marc-André Grondin avec son frère, René Angélil aux grandes tables de Las Vegas et Patrick Huard a même initié sa blonde.
«C'est tout ce que j'aime dans la vie», dit René Angélil. Garou parle «d'évasion totale». «Je peux jouer 15 heures en ligne, 8 jours de suite, sans pratiquement manger ou dormir.»
Pourquoi les artistes?
Selon Pierre Martel, président de la Ligue de tournois de poker du Québec (LTPQ), ce n'est que le reflet de l'engouement dans la société en général.
Créée il y a un an, la ligue compte déjà 15000 membres.
Isabelle Mercier, joueuse professionnelle, se réjouit de l'engouement des artistes. «Ça donne une belle publicité à l'industrie», ditelle.
Une publicité que redoute le Dr Claude- Henri Nadeau, consultant du domaine des jeux de hasard et d'argent. Pour lui, les gains des artistes peuvent inciter les jeunes à jouer.
Mais comme dirait Patrick Huard, «il faut être en contrôle, y aller selon ses moyens et rester humble». Après tout ce n'est qu'un jeu et ça doit le rester. Un dossier à lire dans le cahier Week-end.