Près de deux ans après la tuerie du Collège Dawson, le coroner dépose aujourd'hui son rapport d'enquête sur ces tragiques événements.
Ce rapport, l'un des plus attendus des dernières années, sera rendu public à 10 h, à l'Hôtel Delta de Montréal.
Le coroner Jacques Ramsay présentera alors ses conclusions et recommandations à la suite de la fusillade qui s'était soldée par la mort de l'étudiante Anastasia De Sousa et du tireur Kimveer Gill, le 13 septembre 2006 au Collège Dawson.
Seize autres personnes, des étudiants pour la plupart, avaient également été blessées, certaines gravement, durant la fusillade survenue principalement dans la cafétéria de l'établissement.
Mercredi noir
Kimveer Gill avait planifié son coup, allant jusqu'à visiter le collège dans les jours précédant le drame et dressant des croquis.
Le matin du 13 septembre, lourdement armé, il a d'abord déchargé son arme sur des étudiants qui se trouvaient à l'extérieur avant d'entrer dans l'établissement.
Des policiers, qui se trouvaient tout près pour une intervention de routine, ont entendu les coups de feu et appelé des renforts qui ont rapidement isolé le tueur dans la cafétéria du collège.
Après un échange de coups de feu de plusieurs minutes avec les policiers, Kimveer Gill a été atteint par l'agent Denis Côté et s'est par la suite enlevé la vie.
Des critiques
En général, les policiers avaient été louangés pour leur intervention rapide, mais le fait que les autorités aient mis plusieurs heures avant d'identifier Anastasia De Sousa et que son corps soit resté longtemps dans la cafétéria avait été critiqué.
La très grande utilisation des téléphones cellulaires au moment de la tragédie avait par ailleurs causé d'importants problèmes de communication.
Depuis la tuerie, la police de Montréal réunit immédiatement et offre du support à ses policiers après tout événement grave.
La fusillade au Collège Dawson a mené à l'adoption de la Loi Anastasia, sur le transport et l'entreposage des armes à feu.