La ZENN fait tourner les têtes

Transport - La ZENN fait tourner les têtes

Un large triangle orange à l’arrière du véhicule rappelle aux automobilistes qu’ils peuvent dépasser la ZENN en tout temps puisqu’il s’agit d’un véhicule à basse vitesse.© Photo Pierre-Paul Poulin/Journal de Montréal

Jessica Nadeau

Malgré les coups de klaxons et ses 40 km/h, la conduite demeure une expérience presque relaxante...

Au volant de la ZENN, qui roule à un maximum de 40 km/h, impossible de passer inaperçu. Que ce soit le klaxon d'un automobiliste impatient qui dépasse ou le regard surpris d'un passant qui remarque la mention «voiture électrique», tous pointent du doigt la nouvelle venue sur les routes du Québec.

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Conduire une ZENN, c'est un peu comme être au volant d'une voiturette de golf en plus confortable avec air conditionné, radio, fenêtres électriques et toit ouvrant. L'impression est renforcée par le désagréable signal sonore que le véhicule émet lorsqu'il recule.

La conduite est néanmoins très agréable, presque relaxante. La ZENN (zero emission no noise) porte bien son nom: on se sent «zen» dans ce véhicule qui n'émet aucun bruit et qui roule tout doucement, nous laissant le temps d'admirer le paysage.

Lorsque l'on circule en ville, en l'occurrence au centre-ville de Saint-Jérôme où le véhicule est fabriqué et où le Journal l'a testé, on ne ressent pas trop la différence entre 40 et 50 km/h avec tous les feux de circulation et arrêts obligatoires.

À condition de rester dans la voie de droite, sans quoi les coups de klaxons risquent de se faire entendre rapidement.

Courtoisie 101

L'idée même de couper un autre véhicule est inimaginable. La ZENN a beau avoir une bonne capacité d'accélération, on se sent obligé d'être d'une prudence extrême : un véritable cours de courtoisie 101. Au point d'avoir l'impression de repasser le test pour l'obtention du permis de conduire.

Lors de l'essai routier du Journal, il nous a même été impossible de sortir d'un stationnement qui donnait sur une grande artère où le trafic était assez dense. C'est un gros Land Rover qui a dû ouvrir la voie pour laisser passer la ZENN.

Mais là où l'on ressent vraiment les limites du véhicule à basse vitesse (VBV), c'est sur les longs segments de route sans arrêts obligatoires.

Le pied à fond sur l'accélérateur, la route semble soudainement interminable. Tout comme la file de véhicules qui s'allonge derrière nous.

Sympathie instantanée

Si certains semblent impatients au début, ils affichent néanmoins un large sourire en réalisant qu'ils suivent - ou dépassent dans la majorité des cas - une voiture électrique.

Car la ZENN, nouvelle venue sur nos routes, attire le regard et la sympathie instantanée. Un peu comme un homme qui se promène avec un chien ou un bébé dans la rue.

Nous avons d'ailleurs pu constater son succès en la garant pour quelques minutes dans le stationnement d'une épicerie. Tous pointaient du doigt et se tordaient le cou pour mieux l'observer.

En somme, une expérience de conduite fort agréable pour citadins patients, courtois et organisés ayant tout leur temps et qui ne sont pas rebutés par l'idée de répondre aux innombrables questions des curieux.


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