Il faudra beaucoup plus que 3756 places en garderies et surtout beaucoup plus de places pour les poupons pour répondre aux besoins criants des parents de l'île de Montréal, soutiennent des acteurs du milieu des services de garde et du milieu politique.
«Au bas mot, il nous faudrait 13 000 places de plus à Montréal. J'espère que la ministre va répondre, au moins en partie, à cette demande. On espère que les chiffres vont être bonifiés», indique Céline Marchand, directrice générale du Regroupement des CPE de l'île de Montréal.
Hier, le Journal révélait que la ministre de la Famille, Michelle Courchesne, avait approuvé 92 des 650 projets qui lui ont été soumis en mai dernier à la suite d'un appel d'offres. Selon le document gouvernemental interne daté de la fin juin, cette décision créerait près de 3760 places sur l'île de Montréal.
Actuellement, l'île de Montréal compte 50 000 des 200 000 places en garderies subventionnées du Québec. Le Regroupement des CPE souhaite que cette proportion soit maintenue et que la métropole décroche 6000 des 18 000 nouvelles places à 7 $ qui seront créées d'ici 2010.
Poupons
Le nombre de places limité à 666 pour les poupons fait également tiquer.» Dans la Petite- Patrie, il n'y en a pas de prévu en CPE. On semble dire aux parents attendez encore quatre ans. Il faut que la ministre tienne compte du baby-boom», insiste le député péquiste de Gouin, Nicolas Girard.
«J'ai des mamans qui entrent dans mon bureau et qui pleurent quand je leur dis que je n'ai pas de place pour leur enfant. Je ne peux accepter que 16 poupons par an», signale Nicole Sanschagrin, directrice générale du CPE Au Petit Talon.
«Les besoins sont énormes partout et particulièrement dans les Laurentides, Lanaudière et dans la région de la Capitale nationale. J'espère que les parents de ces comtés, même s'ils ne sont pas libéraux, ne seront pas mis de côté», signale de son côté la critique adéquiste en matière de famille, Linda Lapointe.