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ADQ - Combats ultimes

Il n'y a pas lieu de réclamer leur interdiction

Marc Gendron
Le Journal de Montréal
30/07/2008 07h43 - Mise à jour 30/07/2008 08h30

ADQ - Combats ultimes - Il n'y a pas lieu de réclamer leur interdiction
Sylvie Roy, critique adéquiste en matière de sécurité publique, croit qu’il faut resserrer les règles entourant les galas de combats ultimes. 
Photo Le Journal

Malgré la violence démontrée lors de l'agression sauvage survenue ce week-end dans une chambre d'hôtel de Gatineau, au terme d'un gala de combats ultimes, il n'y a pas lieu de réclamer l'interdiction de ce sport de combat, pense Sylvie Roy, critique adéquiste en matière de sécurité publique.

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Devrait-on interdire la tenue de galas de combats ultimes au Québec?

La députée de Lotbinière n'est toutefois pas surprise qu'une telle agression visant des combattants et le promoteur de la soirée ait eu lieu.

«Il y a une véritable culture de violence qui entoure ce milieu, pense Mme Roy. Les gens qui participent à ces combats sont plus enclins à réagir par la violence.»

Malgré tout, elle ne croit pas qu'il faille interdire la présentation de ces combats, où presque tous les coups sont permis, au risque de causer une situation encore plus dangereuse.

«Si nous interdisons ces combats, ils auront quand même lieu dans la clandestinité, dit-elle. Ce qu'il faut, c'est resserrer la réglementation.»

Incident isolé

À la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), l'organisme qui sanctionne les combats ultimes, on ne croit pas non plus qu'il faille interdire ces combats.

«Il s'agit d'un incident isolé, soutient pour sa part Réjean Thériault, porte-parole de la RACJ. Le gala, lui, s'est déroulé sans problème et a connu beaucoup de succès.»

En plus de huit ans à la Régie, M. Thériault ne se souvient d'aucune manifestation de violence suivant un tel gala.

«Il y a eu une quinzaine de galas semblables seulement au cours de la dernière année, dit-il, et aucun événement déplorable n'a eu lieu.»

Selon M. Thériault, les promoteurs doivent montrer patte blanche pour obtenir les permis nécessaires à l'organisation de tels galas.

«Mais ça ne veut pas dire pour autant que tous ceux qui participent à ces événements sont des anges», conclut-il.

Aucun des neuf agresseurs n'a encore été appréhendé dans cette affaire.








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