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Montréal

La police veut moins de chasses à l'homme

Mélanie Brisson
Le Journal de Montréal
25/07/2008 05h08 

Après les récentes poursuites policières qui se sont mal terminées, la police de Montréal veut réduire au minimum le nombre de chasses à l'homme à bord d'autopatrouilles sur son territoire.

Le 5 juillet, un jeune de 14 ans en fugue a fait un plongeon mortel dans la rivière des Prairies à bord d'un véhicule volé, après avoir été poursuivi par des policiers.

Deux jours plus tard, l'assistant directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Mario Gisondi, a envoyé un courriel à tous les policiers pour leur rappeler les critères à considérer avant d'engager une poursuite : la gravité de l'infraction, la dangerosité du contrevenant et le risque inhérent à la poursuite. Dans cette note, il a aussi insisté sur le fait qu'il s'agit d'une technique à haut risque, à employer uniquement en der nier recours.

Blessés

Il faut dire qu'à la fin juin, quatre policiers montréalais ont aussi été blessés lorsque leurs autopatrouilles étaient entrées en collision au cours d'une poursuite.

«Ça m'a grandement interpellé [ces deux incidents]. Je me suis dit : il faut absolument que je fasse un rappel. Je leur ai rappelé la directive à suivre en faisant appel à leur bon jugement», confie M. Gisondi, responsable des poursuites au SPVM. Le directeur du SPVM a lui aussi envoyé une note semblable.

Par contre, il précise qu'il n'a pas interdit les chasses à l'homme. Il veut simplement que les policiers y pensent à deux fois avant d'en engager une. «Je crois que les interdire causerait beaucoup plus de problèmes que ça en réglerait», dit M. Gisondi.

L'assistant-directeur, qui en est à sa 29e année de service, sympathise avec ses troupes, alors que des policiers ont mal digéré son mémo, ayant l'impression qu'on leur disait de laisser filer les criminels.

M. Gisondi a lui-même été patrouilleur et a effectué plusieurs poursuites. «Je connais ce qui habite le policier qui veut faire une poursuite. Je connais cette adrénaline-là. Mais on ne peut pas leur donner carte blanche. C'est évident que ça doit être encadré», dit-il.

Au SPVM, en plus de la formation et de l'encadrement, on cherche à élaborer d'autres solutions pour arrêter les criminels afin de limiter les poursuites.








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