Même si le prix de l'essence a découragé plusieurs touristes américains de venir nous visiter cet été, quelques irréductibles ont tout de même tenu à faire le voyage jusqu'à la métropole.
Le mois dernier, 20 000 personnes de moins qu'en juin 2007 ont franchi les douanes canadiennes aux postes de Lacolle, Saint-Armand et Stanstead.
Il ne s'agit toutefois pas d'une preuve irréfutable de la diminution du nombre de touristes américains au Québec. Ceux-ci étaient nombreux hier aux abords du kiosque Infotouriste de la rue Peel.
«Kathi tenait absolument à visiter Montréal pour son 58e anniversaire, raconte Christopher de Los Angeles, flanqué de son épouse. Je n'ai pas vraiment eu le choix.»
S'il ne regrette pas le choix de sa destination, le couple s'avoue tout de même déçu de la valeur de l'argent américain de ce côté-ci de la frontière, un sentiment partagé par plusieurs compatriotes.
«Disons qu'on en a déjà eu plus pour notre argent, confient John et Kim de New York. Mais que voulez-vous, peu importe où les Américains vont dans le monde, le problème est le même, notre argent ne vaut plus grand-chose.»
Pour ses attraits
Les deux New-Yorkais, qui en sont à leur première visite à Montréal, sont ici par affaires. Mais en consultant la liste des activités qui se déroulent dans la métropole, ils ont décidé d'étirer leur séjour.
«On est restés pour le festival Juste pour rire et pour les feux d'artifice, reprend Kim. On y a assisté samedi soir, et c'était les plus beaux que j'ai vus de ma vie.»
La plupart des touristes américains rencontrés hier avaient gagné la métropole du haut des airs, mais pas tous.
«Nous sommes venus en train de Houston au Texas, explique Lloyd English. Je savais que ça coûterait cher et que ce serait long, mais je tenais à visiter au moins une fois une ville où l'on parle à la fois français et anglais.»
Pour Temu Watson, parti en voiture de Philadelphie pour passer trois jours en ville avec son épouse, le prix de l'essence n'a pas été un frein.
«Nous avons bien planifié notre voyage, dit-il. En respectant le budget que l'on s'est fixé, le prix de l'essence ne nous pose plus problème.»