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Sauveteur

Un métier à faire rêver

Marc Gendron
Le Journal de Montréal
06/07/2008 06h54 - Mise à jour 06/07/2008 10h08

Sauveteur - Un métier à faire rêver
Il n’y a pas plus beau métier que celui de sauveteur, pense Marla Vicente. 
© Photo Catherine Lefebvre/Journal de Montréal

Ils occupent un métier à faire rêver, sont souvent beaux et ont un corps digne de grands athlètes. Du haut de leur chaise, ils inspirent respect et autorité et suscitent l'envie des baigneurs. Regard sur la profession de sauveteur.

À LIRE AUSSI:

  • Grandes responsabilités

  • L'été «collant» est arrivé

  • En évoquant ce métier, l'image de Pamela Anderson et David Hasselhoff courant sur une plage de la Californie vient tout de suite à l'esprit. Mais est-ce que cette image colle à la réalité ?

    «Pas du tout, lance Sonia Brown, coordonnatrice à la plage du parc Jean-Drapeau et sauveteuse depuis plus de 15 ans. Il n'y a pas grand-chose de crédible dans cette émissionlà, surtout lorsque les sauveteurs ressortent de l'eau bien peignés et à peine mouillés.»

    Mais si, au dire de Mme Brown, les situations de sauvetage dépeintes dans la populaire série télé Baywatch sont irréelles, certains aspects plus glamour du métier sont tout à fait vrais.

    «C'est vrai que les sauveteurs sont souvent de belles personnes très en forme, explique-telle. C'est surtout à cause de l'entraînement rigoureux auquel ils doivent s'astreindre pour remplir les exigences du métier.»

    Mais bien souvent, les corps musclés, bronzés et peu vêtus des sauveteurs attirent les regards de certains baigneurs trop familiers.

    «Ça fait partie de la job», soutient simplement Sonia Brown, amusée.

    Prêt à tout

    Pour Jeff Chu et Marla Vicente, tous deux âgés de 17 ans et sauveteurs à la plage du Parcnature du Bois-de-L'Île-Bizard, le mythe du sauveteur aux abdos d'acier, c'est surtout une affaire de stéréotype.

    Ils concèdent toutefois que le métier exige d'être en excellente forme physique.

    «Avant de recevoir la certification de Sauveteur national-plage, il faut réussir des épreuves très dures physiquement», explique Jeff Chu.

    Selon lui, l'entraînement physique est le seul moyen d'être prêt à toute éventualité.

    «Même si je ne pèse que 140 livres, il faut que je sois capable de sortir une personne de 300 livres de l'eau», dit-il.

    Plus que des beaux bronzés

    «Les gens pensent que les sauveteurs passent leur journée à se faire bronzer et à profiter du beau temps, reprend Sonia Brown. C'est vrai qu'on est tout le temps à l'extérieur, mais notre métier comporte énormément de responsabilités.»

    Assurer chaque jour la sécurité de centaines de baigneurs n'est pas une mince affaire et demande beaucoup de tact et de concentration, assurent les sauveteurs.

    Et bien souvent, cette concentration est difficile à maintenir.

    «C'est pas facile de rester calme quand des enfants partent à la course en riant après qu'on les a avertis de ralentir», soutient Marla Vicente.

    Mais malgré ces quelques petits désagréments, tous les sauveteurs s'entendent pour dire qu'il s'agit d'un métier des plus gratifiants.

    «C'est tellement une belle job, conclut la jeune sauveteuse, j'adore ça.»








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