La police de Montréal veut accroître sa présence dans le monde en créant une équipe spéciale pour les missions étrangères qui pourrait être envoyée dans des endroits aussi chauds que l'Afghanistan et le Darfour dès cette année.
«La demande internationale fait en sorte que les Nations-Unies veulent augmenter la présence de policiers canadiens dans le monde», explique le commandant Jimmy Cacchione, responsable des missions étrangères à la police de Montréal.
Dans le passé, le SPVM n'a jamais envoyé plus de 26 de ses policiers en même temps en mission à l'étranger.
Les candidats étaient choisis selon différents critères, tel l'ancienneté, et leur formation était plus ou moins encadrée.
Formés pour l'étranger
Mais le Journal a appris que le corps de police finalise actuellement la création d'une équipe multi-disciplinaire de 50 policiers formés expressement pour se déployer rapidement dans le cadre de missions à l'étranger.
Ainsi, outre des patrouilleurs, on retrouvera notamment des membres du groupe tactique, des techniciens en scènes de crime, des policiers affectés à la filature et des enquêteurs dans cette équipe dont les mandats ne dépasseront pas neuf mois.
«Nos policiers joueront principalement un rôle de formation et de supervision durant leur mission», indique M. Cacchione.
Zones sensibles
L'escouade sera opérationnelle à compter de juillet et ses premiers membres qui partiront seront envoyés en Haïti, une destination traditionnelle.
Mais selon le commandant Cacchione, les autres pourraient être envoyés dans des zones aussi chaudes que l'Afghanistan, le Darfour et le Liban, d'ici la fin de l'année.
«Des policiers de la GRC, avec qui nous faisons affaire, sont actuellement en Afghanistan pour évaluer les risques. Mais nos policiers seront envoyés dans des zones sécurisées», assure-t-il.
Les policiers de Montréal peuvent être envoyés dans huit pays ou régions, les autres étant la Côte-D'Ivoire, le Sierra Leone, le Kurdistan et la Bosnie.
«On a embauché des policiers supplémentaires pour combler leur absence», ajoute M. Cacchione, cherchant ainsi à rassurer les Montréalais.