Dans un point de presse à l'aéroport Montréal-Trudeau, M. Tremblay a répété à quelques reprises avoir demandé au directeur Yvan Delorme «de s'assurer d'une stratégie d'intervention pour que de tels gestes ne se reproduisent plus».
Il affirme avoir été informé de l'enquête au cours de son vol de retour d'Haïti, et il a tenu à féliciter les policiers «pour leur magnifique travail».
Mais quand un journaliste lui a demandé s'il était normal que 300 policiers soient désignés pour contenir une foule de plusieurs milliers de personnes, il a demandé au directeur Delorme, qui l'accompagnait, de répondre à la question «puisque c'est sa responsabilité que de tels événements ne se produisent pas».
La réaction du maire a été la même quand on lui a demandé pourquoi la police n'avait pas prévu le débordement.
Gérald Tremblay s'est abstenu de critiquer le travail des policiers «en qui j'ai une confiance totale», a-t-il dit. «Mais je souhaite qu'on mette en place une stratégie qui permettra de maintenir la paix et ce sera tolérance zéro à l'avenir.»
Pour sa part, le maire de l'arrondissement Ville-Marie, Benoît Labonté, estime que les marchands de la rue Sainte-Catherine ont été les victimes «d'une bande de jeunes à la tête fêlée qui avaient le goût de brasser la cage».
Il qualifie la situation de «très déplorable» et affirme que ces actes de vandalisme ne ressemblent pas à Montréal, qui a une réputation mondiale enviable avec ses grands festivals, «où les foules énormes sont très disciplinées et très bien contrôlées».
À l'hôtel de ville, la chef de l'opposition, Noushig Eloyan, croit que «les forces policières n'étaient pas prêtes à faire face à une telle violence organisée».