Les élèves en difficulté continueront à être intégrés dans des classes régulières, mais ce ne sera pas un dogme, a assuré hier la ministre de l'Éducation.
««Je suis pour l'intégration, mais pas à tout prix. Il y aura des élèves en difficulté dans les classes, et le soutien offert devra être beaucoup amélioré», a souligné hier matin Michelle Courchesne.
La ministre a précisé que son plan d'action, qui sera déposé bientôt, comportera des ajouts de personnel spécialisé, de la formation pour les enseignants, et qu'il sera fortement axé sur les zones défavorisées du Québec.
L'argent
«L'argent, c'est nécessaire. Mais ce n'est pas qu'une question d'argent et de ressources. [...] Je ne veux plus entendre que là où il y a des difficultés, c'est à cause de raisons budgétaires», a indiqué Michelle Courchesne.
La ministre souligne que le gouvernement du Québec dépense 1,5 G$ par an pour l'aide aux élèves en difficulté. Selon elle, il faut alléger la bureau- cratie et que l'org anisa- tion du tra ail soit plus «flexible» dans les écoles.
Débordés
«Ce n'est pas juste une question d'organisation et de créativité. Il faut des orientations, il faut certaines normes, et c'est sûr que ça va coûter de l'argent», a répliqué la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (CSQ), Johanne Fortier.
Elle souligne que le nombre d'élèves en difficulté peut aller jusqu'à 10 pour une classe de 30. «Les enseignants sont débordés», a soutenu la présidente en suggérant que ce ratio soit ramené à deux ou trois par classe régulière.