Dentiste, l'emploi idéal

Martin Bisaillon
Le Journal de Montréal

Sacrés détenteurs de la plus belle profession au Québec par le site Web de recherche d'emploi Jobboom, les dentistes sont fort étonnés d'occuper le premier rang des 25 meilleures jobs au Québec.

«Je suis surpris parce que je suis là-dedans tous les jours et je sais que les gens n'aiment pas aller chez le dentiste», lance Viken Amassian, qui exerce son métier à Pierrefonds.

«On a souvent mauvaise réputation. Quand on dit aux gens qu'on est dentiste, ils répondent qu'ils n'aiment pas venir chez nous», ajoute Claire Deschamps, qui pratique à Dorval depuis 1984.

Il faut admettre que passer une partie de ses journées à gratter du tartre, faire des plombages et soigner des infections de gencives, tout en rassurant quelques clients atteints de la phobie des piqûres, pendant que d'autres se lamentent, voilà qui ne semble pas très séduisant à première vue.

Six critères

Et pourtant, c'est la job idéale, selon Jobboom, qui a sondé les attentes de 1763 Québécois en matière d'emploi l'automne dernier. Il ressort de cette étude six critères importants en matière de travail: le développement professionnel, l'autonomie, le salaire, la participation aux décisions, faire partie d'une équipe et avoir un horaire flexible.

Sur une note de 53 établie par Jobboom avec la collaboration de la firme de ressources humaines Brisson Legris, la profession de dentiste a obtenu le score de 47, ce qui lui confère le premier rang.

Formation continue

Évidemment, tous ne peuvent exercer cette profession exigeante à plus d'un titre qui requiert quatre ans de formation universitaire, en plus d'un stage.

La technologie et les techniques évoluent constamment, si bien que les praticiens doivent, au minimum, consacrer trente heures dans leur année à la formation continue. En outre, la plupart des dentistes dirigent leur cabinet: ce sont donc aussi des gestionnaires de PME dont l'équipement est très dispendieux.

«C'est un travail de dextérité et de petite minutie. Il faut être en forme pour être dentiste. C'est un métier dur physiquement car on est souvent penché», poursuit le docteur Deschamps.

C'est précisément en raison de ces multiples défis que Caroline Quach, qui étudie en quatrième année de médecine dentaire à l'Université de Montréal, a décidé de se lancer dans cette carrière.

«J'ai toujours été attirée par le domaine de la santé. Dans la médecine dentaire, on gère une PME, on a un contact direct avec les patients et l'aspect scientifique est intéressant», note la jeune femme de 22 ans.


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