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Négociations

«Deux poids deux mesures»

André Beauvais
Journal de Montréal
28/01/2008 06h14 

Les négociations sont non seulement rompues avec la Ville de Montréal, mais l’Association des pompiers a décidé de jeter un peu d’huile sur le feu et de dénoncer la politique salariale des cadres de l’administration.

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«La Ville est plus généreuse pour ses 2000 cadres que pour ses 24 000 employés syndiqués», dénonce le trésorier de l’Association des pompiers, Stéphane Sasseville.

Dans une entrevue au Journal de Montréal, M. Sasseville affirme que les cadres pourront obtenir des «progressions» salariales de 6,5 % par année pour chacune des années 2008, 2009 et 2010 en vertu d’une prime de rendement.

Il qualifie de «scandaleuse» la position de la Ville, qui garantit aux patrons des hausses salariales élevées grâce au processus de primes de rendement qui pourront atteindre 4,5 %, en plus du 2 % d’indexation consenti à tous les employés cadres et syndiqués.

«Les employés syndiqués, eux, doivent se contenter de 2 %», déplore le trésorier du syndicat.

Le porte-parole de la Ville, Jean-Yves Hinse, confirme que les cadres peuvent recevoir une prime de rendement pouvant atteindre 4,5 %, mais il estime que «l’Association manque de nuances dans ses propos».

À titre d’exemple, il précise que «si un cadre ne mérite pas ladite prime de rendement, il est automatiquement exclu de l’indexation de 2 %, cette indexation étant automatique et obligatoire seulement chez les pompiers et les autres employés».

Rétroactivité

«Mais les cadres ne font pas face à un gros zéro pour 2007, rétorqueM. Sasseville, puisque leur prime de rendement est rétroactive au 1er janvier 2007.»

Il estime que la Ville entretient la politique des «deux poids deux mesures» à l’endroit de ses employés.

Cette dénonciation des pompiers survient alors qu’un arbitre a été nommé il y a quelques semaines pour dénouer l’impasse dans les négociations.

François Hamelin, qui a été désigné, rencontrera bientôt les parties pour entendre leurs versions. Un travail qui s’annonce laborieux, comme on peut le deviner.

La Ville et le syndicat ne s’entendent pas sur les clauses suivantes: le cadre financier, la demande d’embauche de 500 pompiers supplémentaires et la semaine de 48 heures de travail (sans interruption) sur deux jours, comme le désirent les pompiers.

√ Les cadres de la STM ont droit, eux aussi, à une prime de rendement pouvant atteindre 4,5 % pour 2008, 2009 et 2010.






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