Habituées depuis des années de porter des pantalons à taille basse popularisés par les Britney Spears, Shakira et autres bombes médiatiques, les policières, particulièrement les plus jeunes, recherchent de plus en plus la même coupe pour leur uniforme.
Mais bientôt, la plupart des corps de police du Québec adopteront systématiquement le pantalon à taille basse pour les femmes, principalement pour des raisons de santé et de sécurité.
Essais concluants
Après avoir mené des essais concluants l'an dernier, les polices de Longueuil et de Québec ont reçu leurs commandes de pantalons à taille basse dernièrement.
Cette année, le fournisseur de la police de Montréal, CFM Uniformes, fabriquera entre 1500 et 4000 pantalons à taille basse, sur les 9000 qu'il confectionne annuellement pour les policiers du SPVM.
«Le pantalon régulier pour femmes est voué à disparaître», affirme Ronald Gallou, de CFM Uniformes.
«On pense que pour les femmes, la demande de pantalons à taille ajustée par rapport au pantalon régulier sera de 80%-20%», affirme le responsable de l'approvisionnement au SPVM, Jean-Marc Labbé.
Une torture
La taille des pantalons réguliers des policières est plus haute que celle de leurs collègues masculins. Conséquemment, elles souffrent davantage de la pression exercée par les accessoires de leur ceinturon sur leurs organes internes, artères, nerfs et os.
«Surtout quand elles sont en position assise dans le véhicule. Cela provoque des douleurs aux hanches et au dos», explique Sébastien Talbot, du Syndicat des policiers de Québec, spécialiste du dossier.
La taille du nouveau pantalon est plus basse d'environ quatre centimètres, ce qui contribue à diminuer la pression exercée par les accessoires. En étant plus bas, le ceinturon s'allonge d'environ six centimètres.
«Je peux mieux répartir mon équipement sur ma ceinture. Je n'ai plus rien dans le dos. Quand je suis assise dans l'auto, je suis bien», explique l'agent Lynne Labelle, de la police de Montréal, qui fait actuellement l'essai du nouveau pantalon.