Un débat musclé

Course à la mairie de Québec - Un débat musclé

Un débat de deux heures organisé par la Chambre de commerce de Québec opposait six des quinze candidats à la mairie, ce jeudi. 160 représentants du monde des affaires étaient réunis au Capitole de Québec.© Dominique Salgado (Canoë)

Dominique Salgado

Les finances, la vision internationale, le développement économique et le transport ont été au cœur des échanges lors d’un débat de deux heures organisé par la Chambre de commerce de Québec qui opposait six des quinze candidats à la mairie, ce jeudi. Se faisant menaçante dans les sondages, Ann Bourget a été une fois de plus la cible de ses adversaires devant plus 160 représentants du monde des affaires réunis au Capitole de Québec.

Même si elle semblait posséder tous ses moyens en vantant les mérites de la ville et l’héritage laissé par l’ancienne administration, la chef du Renouveau municipal de Québec (RMQ) a toutefois semblé déstabilisée quand le candidat indépendant, Christian Légaré, lui a demandé certaines précisions sur son plan de gestion de la dette. « Où allez-vous couper, Mme Bourget, où exactement? On coupe où? », a-t-il insisté. Sans indiquer où elle sabrerait, Ann Bourget a indiqué prudemment que ce plan sera planifié et bien orchestré en temps et lieu. « L’important, c’est d’éviter qu’on s’endette davantage », a-t-elle déclaré.

Profil du maire
Le chef de Vision Québec, Marc Bellemare, a souvent rappelé que le mandat du prochain maire de Québec ne sera pas de longue durée avec seulement 23 mois. « Regardons les objectifs à court terme, il faut s’attaquer aux conventions collectives et au 400e anniversaire. 2008 sera une année charnière pour Québec », a fait valoir M. Bellemare. De son côté, le candidat indépendant, Régis Labeaume, a maintes fois insisté sur le rôle du prochain maire de Québec qui devra réunir les qualités de bon gestionnaire et de développeur. « Il doit contrôler des dépenses, mais aussi générer des revenus. Il a également dénoncé la lourdeur administrative de la Ville. « Une structure trop lourde qui relève de 12 entités fusionnées en 2002 ».

Dette et finance
Le chef de l’Action civique de Québec (ACQ), Claude Larose, a pour sa part rappelé sa vaste expérience sur la scène municipale. Il a déploré l’état actuel des finances publiques de la Ville à l’heure où il faut réinvestir dans les infrastructures. Les négociations des conventions collectives et le 400e demeurent ses priorités. Il en a profité pour décocher une flèche à Ann Bourget au sujet de sa pratique de gestion de la ville. La chef RMQ a rétorqué en affirmant : « M. Larose peut bien parler de dette (…) il est parti et a laissé un parti endetté». Le candidat, Christian Légaré est revenu à la charge avec sa volonté de mettre le couperet au conseil municipal en faisant passer le nombre de conseillers de 37 à 8 seulement.

Il a déploré également l’absence de terrains disponibles pour de futurs promoteurs. Pour sa part, Pierre Dolbec a indiqué qu’une liaison ferroviaire entre Québec et Ottawa était une priorité en plus de permettre à la ville de mieux se positionner. Pour le développement économique, il suggère un fonds pour les prometteurs et il souhaite aussi simplifier la bureaucratie. Il veut aussi faire de Québec l’une des cinq meilleures villes en Amérique du Nord.


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