Les stations de ski françaises s’alarment, le Québec s’ajuste

Changements climatiques - Les stations de ski françaises s’alarment, le Québec s’ajuste

© L'Association des stations de ski du Québec (ASSQ)

Virginie Roy

Un rapport présenté au congrès de l’Association nationale des élus de montagne (ANEM) en France explique que les régions montagneuses et leur économie devront s’adapter au réchauffement climatique. C’est que la réduction des quantités de neige et le réchauffement de la température continueront sans aucun doute. C’est ce qu’affirmait Éric Brun, directeur de recherche à Météo France, lors d’une table ronde consacrée au rapport de l’ANEM.

D’autre part, le délégué national du Service de restauration des terrains de montagne (SRTM), affirme qu’une des conséquences majeures du réchauffement en montagne sera « la plus grande fréquence des événements exceptionnels », tels que les crues, les pluies torrentielles ou les glissements de terrain.

Selon Alexis Boyer-Lafontaine, porte-parole de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), le Québec est très loin de la réalité européenne. « Nous sommes très certainement concernés par le changement climatique, mais nous, au Québec, nous nous y préparons depuis longtemps », fait savoir M. Boyer-Lafontaine.

Les conséquences du changement climatique sur les stations de ski du Québec ont toutefois fait bien jaser en 2006. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Montréal en collaboration avec le consortium scientifique Ouranos avait alors prouvé que les changements climatiques vont avoir des impacts importants dans le secteur du ski au Québec». L’ASSQ avait alors pris très au sérieux ce rapport. « Comme le problème de température ne se résorbera pas en un jour, nous avons décidé de nous adapter aux changements climatiques », dit M. Boyer-Lafontaine.

Les stations de ski investissent massivement chaque année pour acquérir de nouveaux équipements toujours plus efficaces, performants et à la fine pointe de la technologie.

« Nous considérons les changements climatiques comme un défi d’adaptation », lance le porte-parole de l’ASSQ.

Plus de skieurs au Québec
Certaines régions du Québec pourraient payer plus cher les conséquences du réchauffement climatique. Les écarts thermiques rendront très certainement le maintien de bonnes conditions de neige plus compliqué et ce, particulièrement pour les régions du sud du Saint-Laurent.

Malgré tout, l’ASSQ préfère rester positive. « Les montagnes des États-Unis sont notre plus grande compétition. On y perd une grande partie de notre clientèle. Parce qu’il va toujours faire plus froid au Québec, le réchauffement climatique devient peut-être une chance pour nous de ramener la clientèle québécoise en plus de nouveaux touristes américains», conclut Alexis Boyer-Lafontaine.


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