La 2e édition du Carrefour des jeunes entreprises de Québec, qui a eu lieu en fin de semaine au centre commercial Laurier, a permis à 33 entreprises de moins de 5 ans d’existence de se faire connaître.
Jean Desbiens, responsable des communications au Fonds d’emprunt économique communautaire de Québec, l’organisme instigateur du Carrefour, considère que l’événement est une occasion parfaite pour les jeunes entreprises de s’offrir un peu de visibilité. « D’habitude, participer à un salon d’envergure coûte facilement 1 000 $. En fin de semaine, grâce à une entente avec le centre commercial, un kiosque ne coûte que en location 250 $ à l’exposant », explique-t-il, en ajoutant que faire l’activité au centre commercial Laurier est comme une promesse de bon achalandage. « Si on veut développer une entreprise, il faut avoir accès à des clients et à des revenus », dit-il.
Quelques exposants
Kathy Dufour, propriétaire et artiste du Katto Studios, était présente pour faire connaître ses nombreux produits de verre dichroïque. Son entreprise, ouverte officiellement depuis le mois de janvier dernier, présente un produit créé à partir d’un matériel qu’elle juge assez rare. « Ici, nous nous faisons beaucoup de contacts. Nous réussissons aussi à vendre quelques bonnes pièces et ce bain de foule nous rappelle que nous faisons partie de la communauté», raconte-t-elle. En plus de son entreprise, Kathy Dufour est d’avis qu’il y a de nombreuses entreprises qui valent la peine d’être connues parmi les participants du Carrefour.
Seydou Doumbia, président fondateur de la compagnie Ref Clothing, était fier de présenter son produit engagé. En effet, le nom «Ref» signifie deux choses. Premièrement, cela signifie Responsable et Engagé pour le Futur. Deuxièmement, c’est le préfixe du mot « Référence », indiquant les jeunes comme étant la référence pour développer le monde de demain. Seydou Doumbia a prit en exemple une famille qui désire acheter une nouvelle voiture : « Ils doivent consulter leur enfant qui voudra sans doute qu’ils se procurent un véhicule peu polluant afin de ne pas en ressentir les effets dans 20 ans », dit-il.
C’est pourquoi les vêtements signés Ref Clothing sont fait de coton équitable à 100%, coton qui sera bientôt biologique, et 5% des profits sont remis à des causes sociales et humanitaires. En ce moment, cette portion des profits va au Collectif pour un Québec sans pauvreté. « Comme ça, les jeunes peuvent acheter du linge et se sentir bien, car ils auront aidé une bonne cause», conclut-il.
Claudie Arsenault, directrice des opérations et fondatrice de la Coopérative du Cercle des supermamans, une entreprise née cet été, désire promouvoir ses services dédiés à la famille. « Nous offrons un contact direct entre notre clientèle et les mamans », explique-t-elle. La clientèle dont elle parle, ce sont toutes sortes d’entreprises de massothérapie pour bébé, de vêtements ou même d’activités de « scrapbooking » pour les mères. Il est à noter que les pères peuvent aussi participer aux , mais une étude de marché réalisée par la coopérative a montré que les mères sont la clientèle cible de l’organisation.