Le moins que l'on puisse dire, c'est que le projet de port méthanier de Rabaska réunit tous les gros poissons de l'économie du Québec. Pas vraiment étonnant que le gouvernement se sente poussé dans le dos...
Le controversé projet de Lévis abrite tout ce qu'il y a de personnages en mesure d'influencer fortement le gouvernement et qui ont très vraisemblablement une ligne directe avec le premier ministre Jean Charest.
Que l'on pense à Paul Desmarais fils de Power Corporation, à Henri Massé et Yvon Bolduc de la FTQ et de son fonds de solidarité, à Alban D'Amours du Mouvement Desjardins, à Henri-Paul Rousseau de la Caisse de dépôt et placement, à Jacques Lamarre de SNC-Lavalin, tous ont des intérêts directs dans le projet de port méthanier de Rabaska puisqu'ils sont actionnaires de Gaz Métro, un des trois joueurs du projet de port méthanier.
Power Corporation, pour sa part, est doublement impliquée depuis que le président français Nicolas Sarkozy, ami intime de la famille Desmarais, a permis récemment la fusion de leur entreprise Suez, où siège Paul Desmarais fils, avec la société d'État Gaz de France, un des trois partenaires du projet Rabaska avec Gaz Métro et Enbridge.
Les Desmarais se trouvent maintenant en position de grande influence dans le dossier Rabaska avec des participations à la fois dans Gaz Métro et dans la future entreprise Suez-Gaz de France.
On pourrait également parler de la sortie la semaine dernière du président de la FTQ, Henri Massé qui, conjointement avec l'écologiste Steven Guilbault, a défendu l'utilisation du gaz naturel au Québec comme moyen de réduire les gaz à effet de serre. Le fonds de solidarité de la FTQ est le plus gros actionnaire privé québécois dans Gaz Métro.