Tiffany, l'exemple de la nouvelle Québecoise

Stéphane Alarie
Le Journal de Montréal

«Ma fille de 15 ans est le plus parfait stéréototype de la nouvelle Québécoise.»

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Fier et souriant, Howard Miller, un juif anglophone au coeur d'un bastion nationaliste à Gaspé depuis 20 ans, a tenu à faire la démonstration d'une intégration réussie.

Il a expliqué que sa fille oscillait de l'école anglophone à l'école francophone depuis son plus jeune âge. «Elle est sans doute la seule à avoir doublé sa maternelle», a-t-il dit en rigolant.

Deux langues

Aujourd'hui, Tiffany s'exprime aisément dans les deux langues et est imprégnée de culture québécoise, sans avoir renié son héritage juif, a-t-il précisé. «Elle n'est pas intégrée à la communauté anglophone ou francophone, mais bien à la communauté gaspésienne.»

«Cette idée extraordinaire a changé ma vie pour le mieux, a dit l'adolescente. Je pense que la langue française doit être protégée, et mon père aussi.»

«Les plus grandes leçons de vie nous viennent de nos jeunes. Ma pensée a évolué», a reconnu Howard Miller, qui était jadis plus radical, lui qui a été candidat du parti Unité de Robert Libman à l'élection de 1989.

L'homme, qui dirige le secteur anglophone à la polyvalente de Gaspé, croit néanmoins qu'un seul système scolaire pour tous serait bénéfique: «Tout le monde serait bilingue et le visage du Québec serait français. Et ce serait tant mieux.»


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