À compter du 1er janvier, les écoles devront bannir de leur menu de cafétéria les aliments panés, les boissons gazeuses et la friture, qui présentent tous une faible valeur alimentaire.
Dans la bonne voie
Les machines distributrices sont aussi touchées par cette nouvelle diète. Les collations peu recommandées comme les chips et les tablettes de chocolat seront remplacées par des jus et du yogourt.
Le premier ministre a tenu à préciser hier que plusieurs commissions scolaires avaient déjà emprunté cette voie de saine nutrition.
«Beaucoup d'écoles nous ont précédés dans cette politique, a-t-il dit. On ne part pas aujourd'hui de zéro, au contraire. Plusieurs [établissements] ont déjà mis en place de saines habitudes de vie et d'élimination de la malbouffe.»
Selon la Fédération des commissions scolaires du Québec, 80 % de celles-ci avaient déjà entamé ce virage.
Le ministère de l'Éducation a aussi dit ne pas vouloir porter seul la responsabilité de la saine alimentation des jeunes, encouragent les parents à aussi faire leur part. Le gouvernement estime également qu'une bonne alimentation améliorera la santé des élèves et augmentera leur concentration et éventuellement leurs résultats.
Le nouveau défides écoles sera maintenant de rendre ses nouveaux menus agréables au goût, selon le chroniqueur gastronomique Thierry Daraize.
«C'est une chose d'interdire le fast-food des cafétérias, mais si la nourriture servie ne goûte pas bon, les élèves vont quand même se retrouver dans les restos minute près de leur école», croit-il.
Pas de fast-foods près des écoles
À ce sujet, le gouvernement a demandé hier la collaboration des municipalités pour qu'elles modifient le zonage près des zones scolaires afin de limiter l'implantation de fast-foods près des écoles. Le porteparole de l'Union des municipalités pour l'occasion, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, s'est dit en accord avec le gouvernement, mais il a tout de même renvoyé la balle au gouvernement.
«Les Villes ne peuvent pas changer le zonage de façon rétroactive, mais le premier ministre peut légiférer pour empêcher la vente de nourriture contenant des gras trans», a-t-il dit.