INCONTOURNABLES

Billets Internet Bromont
Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Membres Canoe.ca

Nos bulletins

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..

Adresse électronique :

Tous nos bulletins


Commission Bouchard-Taylor

«À moi de m'adapter»

Valérie Dufour
Le Journal de Montréal
14/09/2007 08h18 - Mise à jour 14/09/2007 12h53

Commission Bouchard-Taylor - «À moi de m'adapter»
«En venant ici comme immigrant, je savais qui j’étais et je savais que je m’installais dans un pays occidental avec État laïque», a souligné Driss Boukhissimi hier matin devant la commission Bouchard-Taylor. 
Photo Pierre Vidricaire

Driss Boukhissimi ne veut rien savoir des accommodements raisonnables. «Je suis un musulman et j'arrive très bien à pratiquer ma religion sans déranger qui que ce soit», a plaidé cet homme d'origine marocaine, hier matin devant la commission Bouchard-Taylor.

Exprimez-vous sur
Espace Canoë

Votre opinion:
A-t-on raison d'accepter toutes les demandes d'accommodements ?

À consulter:
Notre dossier sur la commission Bouchard-Taylor

«En venant ici comme immigrant, je savais qui j'étais et je savais que je m'installais dans un pays occidental avec État laïque. [...] C'est à moi de m'adapter à ce qui se passe ici, car c'est moi qui ai choisi de venir ici», a indiqué ce professeur de mathématiques à l'Université du Québec en Abitibi- Témiscamingue.

M. Boukhissimi a expliqué au commissaire Gérard Bouchard qu'il suffit de connaître l'islam pour comprendre que plusieurs demandes d'extrémistes musulmans ne sont pas raisonnables. Il a noté au passage que les femmes qui portent un voile complet ne pourraient pas voter à visage couvert dans leur pays d'origine.

«Dans la religion islamique, il y a cinq obligations: professer sa foi, faire la prière cinq fois par jour, faire le Ramadan, donner une dîme pour les pauvres et aller à La Mecque quand c'est possible. Quand on ne fait pas ça, on est punis par Dieu», a-t-il ajouté, recommandant aux autorités civiles de faire appel à des experts pour trancher ce genre de questions.

Ériger des pratiques en obligations

«Tout le reste n'est pas obligatoire. On n'est pas obligés de prier dans une mosquée avec un imam ou d'égorger un mouton le jour du sacrifice. Les femmes enceintes ne sont pas obligées de faire le Ramadan. Le problème, c'est que certaines personnes érigent ces pratiques en obligations et ce sont ces gens qui demandent des accommodements. »

C'est également le point de vue exprimé par Élaine Liewert. «Je crois en la société laïque et de droit dans laquelle je vis et je défendrai toujours avec ferveur toute attaque au droit à l'égalité entre les hommes et les femmes», a expliqué cette citoyenne qui raconte s'être fait expulser d'une taverne parce qu'elle était une femme quand elle avait 18 ans.

«Après le vote à visage couvert, à quand une policière ou une chirurgienne en burqa dans nos institutions publiques? a demandé Mme Liewert. Le problème, c'est l'intégrisme. On ne peut pas dire, ici à Rouyn, il n'y en a pas. Ça n'en prend pas beaucoup pour faire du dommage. L'intégrisme est dangereux car il ne fait pas différence entre l'État de droit et le religieux.»

L'Abititi-Témiscamingue reçoit de 25 à 50 immigrants par année.








[Toutes les nouvelles de Québec-Canada]


  LES GRANDS TITRES
National
Faits divers
International
Environnement
Dossiers
  EN CE MOMENT
  TVA DANS VOTRE RÉGION
Pour consulter les informations
régionales,
choisissez une région dans
le menu ci-dessous.