Dumont marche sur les plates-bandes de Marois

Élections partielles dans Charlevoix - Dumont marche sur les plates-bandes de Marois

Conrad Harvey et Mario Dumont © Reine-May Crescence (Canoë)

Reine-May Crescence

De passage dans Charlevoix vendredi pour une visite de routine auprès de deux entreprises oeuvrant dans le secteur forestier, Mario Dumont, le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), en a profité pour annoncer publiquement son soutien à Conrad Harvey. Ce candidat adéquiste sera opposé à Pauline Marois aux élections partielles dans la circonscription électorale de Charlevoix, le 24 septembre prochain.

S’il montre clairement qu’il marche sur les plates-bandes de Pauline Marois en passant outre la tradition qui veut qu’un chef ne s’oppose pas à un autre chef de la même circonscription, M. Dumont remet les pendules à l’heure. «La seule tradition importante est celle de la démocratie. Un comté appartient à tout le monde, pas seulement à un parti. Il ne s’agit pas de faire des attaques personnelles. C’est une visite de terrain pour rencontrer les représentants de deux entreprises du secteur forestier et les gens qui y travaillent. Par la même occasion, je viens appuyer notre candidat. Ce sera au peuple de décider », lâche Mario Dumont en précisant que « les électeurs doivent avoir le choix » dans toute élection partielle démocratique.

M. Dumont rappelle par ailleurs que Pauline Marois elle-même n’a pas hésité à braver cette tradition : « En 1985, René Lévesque est allé faire campagne dans la circonscription de Robert Bourassa. À l’époque, Mme Marois n'avait pas dénoncé son chef, que je sache ». Pour le chef de l’opposition officielle, il est clair que la donne a changé dans cette circonscription électorale très convoitée de Charlevoix où il note que «l’ADQ arrive avec des avantages sur divers volets ainsi que des choses concrètes et positives ».

Quant aux accommodements raisonnables, Mario Dumont demeure intransigeant. «Quand ces accommodements vont à l’encontre des lois électorales, il y a un problème». Le chef de l’ADQ estime que dans cette affaire, Jean Charest a plutôt voulu se débarrasser d’une patate chaude bien encombrante et il prouve ainsi son manque de leadership.

De son côté, Conrad Harvey, le candidat adéquiste dans Charlevoix, est convaincu d’avoir toutes les chances de faire un bon score le 24 septembre prochain. «J’ai peut-être une expérience moins visible en politique, mais j’ai l’appui du parti et d’une équipe qui œuvre sur le terrain depuis plusieurs mois avec plus de moyens. Le résultat montre une nette progression en notre faveur. Je me sens sur un même pied d’égalité que mon adversaire» lance-t-il d’un ton confiant.


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