Bellemare pourrait miser sur 2009

Le Journal de Québec

Le chef de Vision Québec, Me Marc Bellemare, se réserve le mois de septembre pour décider s'il sera candidat à la mairie de Québec dès cet automne.

«Je suis très serein», dit Me Bellemare. «Des gens en manque de notoriété vont s'empresser de sortir dès les prochains jours. Nous, de notre côté, on fait de l'action politique depuis le 22 février 2005; présentement, on travaille sur des conférences thématiques: la première sera donnée par Larry Smith (président des Alouettes) et portera sur l'impact d'une équipe professionnelle de football, si Québec adhérait au circuit.» Vision Québec avait planifié une série de conférences publiques pour se réinscrire dans le paysage politique de Québec. «On garde notre plan de match», dit Me Bellemare.

«Je vais me donner tout le temps que la loi me donne», dit-il, «avant de décider, avec les gens de mon parti, si je serai candidat.»

Me Bellemare est par contre visiblement sur les freins depuis que le décès subit de la mairesse Andrée Boucher a bousculé ses plans. Je ne suis pas payé 100 000$ par année comme Ann Bourget pour siéger au conseil. Quant à Claude Larose, il est fonctionnaire. C'est une farce. Il peut faire des aller-retour.«

Mois de réflexion

«Je ne dis pas que je n'irai pas mais j'ai payé très cher mon incursion en politique en 2005. Le mois de septembre sera un mois de réflexion, après je prendrai une décision. Il faut attacher bien des choses. En 2005, j'avais eu le temps de planifier mon entrée politique au provincial et ensuite je sortais tout juste d'une expérience avec Jean Charest qui n'avait pas été heureuse. La situation est différente.»

«Un bureau d'avocats, ça se bâtit, rappelle-t-il aussi, et une clientèle, ça se mérite. Je dois évaluer cela. Mes clients ont des attentes; ce sont souvent des gens démunis ou qui ont des problèmes avec l'administration. Mes clients, ce ne sont pas des banques, des syndicats ou de grandes organisations, reprend-il. Ce sont des personnes blessées, lésées, elles viennent chez nous parce qu'elles ont confiance, en raison de notre expertise et elles sont inquiètes lorsqu'elles entendent des informations sur un possible passage en politique. Pour l'instant, ma priorité, ce sont mes clients.» Lorsque le Journal l'a joint hier, Me Bellemare préparait d'ailleurs la cause d'une personne qu'il estimait avoir été lésée par la SAAQ et qu'il devait plaider aujourd'hui.

Me Bellemare a alors glissé : «Je suis chef d'un parti qui peut voir les choses différemment et décider d'attendre en 2009».


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